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Tuesday, September 30, 2014

Tome II en Français - Chapitre VI - Christian Grey et Anastasia Steele

TERRITOIRE HOSTILE


Traduit par: Cécile Neveur

Edité par: Cécile Neveur 

Voir l’horreur sur le visage d’Anastasia augmente mon anxiété d’un cran. Après qu’Elena me souhaite bonne chance, je retourne vers Anastasia, et la regarde avec appréhension. Son expression me fait sourciller. « Est ce que ça va ? » dis-je avec une voix tendue et prudente. Anastasia, s’il te plaît ! Ne t’enfuit pas !

Run to You - Whitney Houston

« Pas vraiment. Tu ne m’as pas présenté ? » Demande-t-elle froidement.
Eh merde ! Mes craintes se confirment. Elle sait. Merde ! Merde ! Merde ! Que dois-je faire ?
« Mais je pensais…. » Dis-je avant qu’elle me coupe la parole.
« Pour un homme intelligent, Christian, parfois… » Elle s’arrête, incapable de finir sa phrase. Parfois quoi ? Parfois j’agis comme un idiot ? Comme un trou du cul ? Elle m’a déjà dit ça auparavant. Un salaud. Je ne pensais pas mais parfois les habitudes ont la vie dure. Je ne savais pas qu’Elena serait là ! Fais chier !
« J’aimerais partir, s’il te plaît, » demande-t-elle.
« Pourquoi ? »
« Tu sais pourquoi, » dit-elle levant les yeux au ciel. Je la regarde longuement, mais je ne peux pas la punir pour avoir levé les yeux au ciel. J’ai promis. Mes yeux brûlent de colère… envers moi-même et… je ne sais même pas contre qui je le suis réellement !
« Je suis désolé, Ana. Je ne savais pas qu’elle serait là. Elle n’est jamais là. Elle a ouvert un nouveau salon au Bravern Center, et c’est là où elle est normalement. Une employée est malade aujourd’hui, » je lui explique du mieux que je peux.
Mais Anastasia ne veut pas m’écouter. Elle tourne les talons et se dirige vers la porte.
« Nous n’aurons pas besoin de Franco, Greta, » lui dis-je et je me dirige vers la porte à la suite d’Anastasia. Je la regarde prudemment. Elle marche rapidement comme si elle courait un sprint. Elle retient également sa repiration et grince des dents en regardant au loin comme pour retenir ses larmes. Putain ! Elle va s’enfuir. Comment, par tous les  saints, je me suis retrouvé dans cette situation ? Comment je me débrouille pour m’y retrouvé si souvent ? Dieu ! Je suis un imbécile !
Je marche derrière sans dire un mot la regardant constamment sans même cligner des yeux. Je sais que je suis dans la merde. C’est la première fois que je suis dans une relation amoureuse, je lui ai demandé de me donner une marge d’erreurs. Je vais tout bousiller – Je pense que je le fais régulièrement de tout manière.  Elle entoure ses bras autour d’elle se refermant sur elle-même, regardant vers le bas, évitant les objets sur son chemin et m’évitant par la même occasion. Je ne fais rien pour la toucher mais tout ce que j’ai envie de faire c’est de l’arrêter et la prendre dans mes bras. Après notre arrivée sur la Seconde Avenue, elle lâche finalement. « Tu emmènes tes soumises là-bas ? » 


Scandalous by Prince

« Certaines d’elles, oui, » dis-je d’un ton calme mais sec.
« Leila ? »
« Oui, » je réponds hônnetement.
« L’endroit semble assez neuf »
« Ca a été rénové récemment, » je réponds.
« Je vois. Donc, Mme Robinson rencontre toutes tes soumises. »
« Oui »
« Savaient-elles à propos d’elle ? »
« Non. Aucune d’entre elle. Seulement toi. »
« Mais je ne suis pas ta soumise, » dit-elle d’un air interrogatif.
« Non, tu ne l’es définitivement pas, » je réponds avec ferveur.
Finalement elle s’arrête et me fait face. Je suis terrifié de ce qu’elle pourrait faire, qu’elle pourrait fuir et que je ne la reverrai jamais plus. Je pince mes lèvres, très fort.
« Vois-tu comment tout ça fout la merde ? » siffle-t-elle d’une voix faible en me fixant.
« Oui. Je suis désolé, » dis-je. J’ai compris ça quand j’ai vu Elena dans le salon, mais il n’y a rien que je n’aurai pu faire.
 « Je veux me faire couper les cheveux, et quelque part où, de préférence tu n’as baisé ni le personnel, ni la clientèle, » déclare-t-elle bléssée. Je trésaillis. Elle a raison bien sûr. Comment me sentirai-je si elle m’avait emmené quelque part où elle avait baisé avec les gens qui y travaillent ou ceux qui le fréquentent ? Je ne peux même pas y penser. Oh, je suis vraiment dans la merde !
« Maintenant, si tu veux bien m’excuser, » dit-elle en repartant. Je suis complètement  effrayé. Comme un enfant.
« Tu ne t’enfuis pas, n’est pas ? » je lui demande essayant de contenir ma peur.
«  Non, je veux juste une foutue coupe de cheveux. Un endroit où je peux femer les yeux pendant mon shampoing et oublier tout ce que tu trimballes. »
Je passe ma main dans mes cheveux, plein d’exaspération. «  Franco peux venir à mon appartement, ou au tien » dis-je calmement.
« Elle est très attirante, » dit Anastasia. Whaou ! Tu parles d’un virage à 180°.
« Oui, elle l’est, » je réponds.
« Est-elle mariée ? »
« Non. Elle a divorcé il y a environ cinq ans. »
« Pourquoi n’es-tu pas avec elle ? » Demande-t-elle. Elle est jalouse… Jalouse de ce que j’avais avec Elena.
« Parce c’est fini entre nous. Je te l’ai dit. » Je ne veux pas que mon passé s’immisce entre nous. Je plisse de plus en plus mon front de colère. Mais, je sens mon Blackberry vibrer et je lève un doigt vers Anastasia pour lui signaler de patienter. Je regarde qui m‘appelle.
« Welch, » je lâche alors que je m’arrête sur la Seconde Avenue, regardant nulle part en particulier.
« Mr grey, j’ai d’importantes nouvelles pour vous, » commence-t-il. « J’ai pu interroger la sœur de Leila et elle m’a dit que celle-ci s’est enfuit de chez elle avec un homme il y a plus de trois mois. Le nouveau petit ami s’est tué dans un accident de voiture. Nous avons confronté son mari et après l’avoir payé, il a admit que tout était vrai et que l’homme avec qui elle s’était enfui, était bien mort dans un accident de voiture. »
Cette information me prend au dépourvu. « Tué dans un accident de voiture ? Quand ? »
« Son mari nous a donné certaines détails à contre cœur, mais comme je vous l’ai déjà dit, il n’est pas très enclin à nous fournir les informations nécessaires pour la retrouver afin de lui apporter les soins dont elle a besoin. Sa sœur, cependant, confirme que  c’était bien il y a quatre semaines. » Le visage d’Anastasia change au fil de la conversation. Elle me fixe et entend  savoir ce qui ce passe.
« Ca fait deux fois que ce salaud ne veut pas nous aider. Il doit savoir. N’a-t-il donc aucun sentiment que ce soit pour elle ? » Je secoue la tête de dégout. « Cela commence à prendre sens… »
« A-t-elle tenté quoique soit d’autre pour vous contacter Mr, depuis qu’elle a été en contact avec Melle Steele hier soir ? »
« Non… »
« Maintenant nous savons la raison principal de son effondrement psychologique… » Dit Welch.
« Oui… ça explique pourquoi mais pas où. »
 « Je suis presque certain qu’elle vous observe vous ou Melle Steele d’une certaine distance afin de calculer son prochain coup. Bien que je ne sache pas encore ce que cela pourrait être, Mr. »
Avec cette remarque, je lance des regards autour cherchant pour voir si Leila n’est pas dans les parages. Je remarque qu’Anastasia m’imite et regarde aux alentours. Je ne vois pas Leila. Juste le bruit et l’agitation régulière de la ville de Seattle ; des gens faisant leurs courses, le traffic habituel et la ville elle-même.
« Où est Melle Steele, Mr ? »
« Elle est ici, » dis-je.
« Mr Grey, vu que vous connaissez mieux Leila – bien que j’ai ma propre idée, pensez-vous que Leila vous observe vous et Melle Steele ? Nous savons qu’elle épie déjà Melle Steele. »
 « Oui, elle nous observe… »
« Si mes suspicions sont correctes, il serait sage d’augmenter votre sécurité personnelle. »
« Oui. »
« Voudriez-vous que je vous assigne un garde du corps supplémentaire, Mr ? »
« Non. Deux ou quatre, vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept… »
« Avez-vous parlé à Melle Steele de lui assigner une sécurité rapprochée depuis qu’elle est observée ? »
« Je n’ai pas encore abordé le sujet, » dis-je en regardant Anastasia directement.
« Bien, maintenant serait le bon moment Mr, parce j’ai une autre nouvelle inquiétante pour vous. Nous venons juste de découvrir que Leila a obtenu un permis d’armes. »
« Quoi… » Je murmure en devant blanc comme un linge. Je n’arrive même pas à formuler une question. Pourquoi a-t-elle besoin d’une arme ? Elle a trouvé Anastasia hier. Elle sait où je vis. Si elle veut se faire du mal ou se blesser, elle peut le faire sans arme. Le souvenir de la prostituée me revient à l’esprit soudainement.
Je me reconnecte à la réalité. Mais mes yeux sont toujours pleins d’anxiété. « Je vois. Quand ? »
« Hier, Mr. »
« Si récemment ? Mais comment ? »
« Elle dû en faire la demande il y a quelque temps. »
« Pas de vérification des antécédents? »
« Si, la vérification des antécédents est habituelle quand une personne fait une demande de permis, Mr. Le meilleur des cas, l’obtention d’un permis prend environ trente jours. Mais je pense qu’elle a fait la demande pour ça il y a un moment, probablement au moment de la mort de son petit ami. Et nous n’avons pas pensé à chercher cette information jusqu’à ce qu’elle prenne contact avec Melle Steele. Tous nos effots étaient concentrés sur le fait de la retrouver. Mais, encore une fois, le permis n’a été accordé qu’hier. »
« Je vois. »
« En ce qui concerne la sécurité supplémentaire Mr, je vous fournirais les informations sur les candidats potentiels aujourd’hui. »
« Envoyez-moi un mail avec les noms, adresses et photos si vous les avez... »
« Certainenment Mr. Quand souhaitez-vous qu’ils commencent ? »
« Je les veux vingt quatre vingt quatre, sept sur sept, dès cet après-midi. Voyez avec Taylor, » dis-je en raccrochant. Merde ! Merde ! Merde ! Est-ce que les problèmes n’arrêteront jamais de se mettre sur mon chemin ? Je prends une grande respiration et maintenant je dois faire face à ma magnifique petite amie en colère.
Je me retourne vers elle et Anastasia me fixe.
« Eh bien ? » demande-t-elle, exaspérée. Elle veut savoir ce qu’il se passe.
« C’était Welch, » je lui explique.
« Qui est Welch ? »
« Mon conseiller en sécurité. »
« D’accord. Donc que s’est-il passé ? »
« Leila a quitté son mari il y a environ trois mois et s’est enfui avec un mec qui s’est tué dans un accident de voiture il y a quatre semaines. »
« Oh, » est tout ce qu’elle arrive à dire.
« Ce trou du cul de psy aurait dû le savoir, » dis-je en colère. «Le chagrin, voilà ce qu’elle vit. Viens. » Dis-je en lui tendant la main et elle place automatiquement la sienne dedans mais elle l’enlève aussitôt.
« Attends une minute. Nous étions au beau milieu d’une conversation à propos de nous. A propos d’elle, ta Mme Robinson. » Mon Dieu ! Est ce qu’on doit faire ça maintenant ? Mon viage se durcit. « Elle n’est pas ma Mme Robinson. On peut parler de ça à mon appart, » dis-je.
« Je ne veux pas aller chez toi. Je veux me faire couper les cheveux ! » Crie-t-elle assez obstinément. J’en ai assez eu aujourd’hui ! Je ne peux pas supporter ça !
Je sors mon Blackberry et appelle Eclava. Greta réponds.

« Merci d’avoir appelé Eclava. Je suis Greta, comment puis-je vous aider ? »

« Greta, Christian Grey. Je veux Franco chez moi dans une heure. Demandez Mme Lincoln… »

« Franco est libre maintenant. Je pense pouvoir vous l’envoyer bientôt. Il pourra être chez vous vers 13h. »

« Bien » dis-je en raccrochant.

Je fourre mon téléphone dans ma poche. « Il viens à 13h, » je délare à Anastasia.

« Christian… ! » baffouille-t-elle complètement exaspérée par moi.

«  Anastasia, Leila souffre apparemment d’un effondrement psychotique. Je ne sais pas si elle en a après toi ou moi ou juqu’où elle est prête à aller. Nous irons chez toi, tu prendras quelques affaires et tu resteras chez moi jusqu’à qu’on la trouve, » je lui explique.

« Pourquoi voudrais-je faire cela ? » Demande-t-elle.

« Comme ça je peux te garder saine et sauve, »  dis-je complètement à cours de patience. 

Can’t Let Go by Mariah Carey

« Mais… » Commence-t-elle s’opposant à moi, mais je la coupe.

« Tu reviens dans mon appartement même si je dois te traîner par les cheveux. »

Elle est bouche bée, choquée, et en colère avec des yeux qui veulent dire ‘tu n’oserais pas’. Mais je le ferais !

« Je pense que tu réagis de façon excessive. »

« Je ne crois pas. Nous pouvons continuer cette conversation chez moi. Viens. » Dis-je.

Elle croise les bras et me fixe sans vouloir bouger.

« Non, » déclare-t-elle avec obstination.

« Tu peux marcher ou je peux te porter. Je me fiche du moyen, Anastasia, » dis-je, aussi déterminé. Tu ne veux pas m’affronter aujourd’hui bébé.

« Tu n’oserais pas, » suggère-t-elle en fronçant les sourcils. Moi, Christian Grey qui voudrait éviter une scène au milieu d’une rue bondée, sur la Seconde Avenue et elle pense que je n’irai pas jusque là pour la protéger. Ne me connais-tu pas un petit peu, chérie ? Je lui adresse un demi-sourire. Ce n’est pas un sourire plaisant et il n’atteint pas mes yeux.
« Oh, bébé, tu sais que si tu me tends une perche, je serai trop heureux de la prendre. » Elle me fixe et je la fixe en retour. Donc c’est comme ça que tu veux la jouer. Elle ne veut pas marcher pas. Comme vous voudrez Melle Steele !

Je me penche tout d’un coup, referme mes bras autour des cuisses d’Anastasia et la soulève et avant même qu’elle n’ait pu dire quoique que ce soit, elle est sur mon épaule.

« Repose-moi ! » hurle-t-elle. Je ne pense pas ! Je commence à marcher sur la seconde avenue, mon bras serrant fermement ses cuisses et à la seconde où elle se met à crier je lui donne un coup sec sur les fesses avec ma main libre. Continue bébé ! Tu cris et je te metterai une fessée en plein milieu de Seattle.

« Christian ! » Crie-t-elle. Les gens nous regardent et elle se sent humiliée, portée comme une femme de Néanderthal. « Je vais marcher ! Je vais marcher… » Dit-elle.

Je la pose finalement parterre et avant même que je me relève, elle marche en direction de son appartement, fulminant, et m’ignorant complètement. Je me presse et la rattrape en un clin d’œil mais elle fait en sorte de continuer à m’ignorer.

Elle est vraiment en colère contre moi. Je la fixe et imagine son cerveau s’activer à tout allure dans sa magnifique tête. Sa respiration est sacadée, ses bras sont croisés ; elle regarde devant elle et marche vivement. Soudainement, elle s’arrête d’un seul coup dans la rue et se retourne vers moi. Je m’arrête avec elle.

« Que s’est-il passé ? » Demande-t-elle en résultat à toute sa réflexion. Et merde ! Elle a compris qu’il y avait quelque chose.

Mon front se plisse.

« Qu’est ce que tu veux dire ? »

« Avec Leila, » dit-elle essayant d’être patiente.

« Je te l’ai dit, » dis-je  en essayant de ne pas trop divulguer d’informations.

« Non tu ne l’as pas fait. Il y a quelque chose d’autre. Tu n’as pas insisté hier pour aller chez toi. Donc qu’est-il arrivé ? » Merde ! Elle me déconcerte toujours. Elle est tellement plus intelligente que ce que je veux lui accorder. Je me déplace, incomfortable.

« Christian ! Dis-moi ! » Me claque-t-elle. Merde ! Dois-je lui caché quoique ce soit ?

« Elle s’est débrouillé pour obtenir un permis d’armes hier. » Anastasia me fixe soudainement, clignant des yeux et son visage devenant cendreux.

« Cela veut qu’elle peut acheter un flingue, » murmure-t-elle.

« Ana, » dis-je,  alors que ma voix exprime l’inquiétude croissante en moi. Je pose mes mains sur ses épaules et la tire vers moi comme pour la mettre en sécurité dans mes bras. « Je ne pense pas qu’elle ferait quelque chose de stupide mais je ne veux prendre aucun risque en ce qui te concerne, » lui dis-je.

« Moi… et toi ? » murmure-t-elle. Anastasia est préoccupée pour moi ? Je la regarde essayant de lire ses émotions et elle entoure ses bras autour de moi et me serre fort mettant sa tête contre ma poitrine. Et pour une fois, je ne me dérobe ou n’en fais cas.

Et juste comme cela, notre querelle est oubliée. « Allons-y, » je murmure en l’embrassant dans les cheveux.

Nous allons à l’appartement d’Anastasia. Elle se prépare un bagage à main avec ses effets personnels. Ensuite elle met son Mac, son Blackberry, son iPad et bien sûr Charlie Tango dans son sac à dos.

« Charlie Tango vient aussi ? »

Elle secoue la tête et sourit. Elle m’aime même en colère contre moi, et cette idée me fait oublier toutes les merdes d’aujourd’hui.

« Ethan est de retour mardi, » Anastasia marmonne.

« Ethan ? » je demande. Qui diable est Ethan ? Un autre admirateur ? 

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« C’est le frère de Kate. Il reste ici jusqu’à ce qu’il trouve un appart à Seattle. »

Oh, celui-là. Je l’ai rencontré pendant la remise des diplômes, il était collé à Anastasia comme une moule à son rocher. Je la fixe avec un regard vide essayant de dissimuler mes sentiments, mais incapable de cacher la froideur dans mes yeux et elle le voit.

« Bien, c’est bien que tu restes avec moi. Ca lui donnera plus d’espace, » dis-je doucement. J’aurai explosé de jalousie si Anastasia était resté avec lui ici.

« Je ne sais pas s’il a les clés. J’aurai besoin de revenir alors, » dit-elle.

Pas maintenant, Anastasia ! Je ne peux pas le supporter ! J’essaie de garder un regard impassible et de ne rien laisser paraître.

« C’est tout, » dit-elle et j’attrape son sac et nous nous dirigeons vers la porte. Alors que nous marchons vers l’Audi, Anastasia continue de regarder au dessus de son épaule. Elle devient paranoïaque. Je vais du côté passager et ouvre la porte en attendant qu’elle rentre dans la voiture.
« Tu montes ? » je demande alors qu’elle hésite.

« Je pensais que je conduisais, » dit-elle.  Je ne peux pas prendre le risque avec tous les dangers et ne sachant pas ce que Leila pourrait faire.

« Non. Je conduis. »

« Quelque chose à redire sur ma conduite ? Ne me dis pas que tu sais quel score j’ai eu à mon test de conduite… Je ne serai pas surprise avec tes tendances à l’harcèlement, » dit-elle. Dieu ! Aidez-moi avec ma femme !

« Monte dans la voiture, Anastasia, »  je lâche avec colère.

« D’accord, » répond-elle, et rapidement elle monte dans la voiture, me jettant un regard disant ‘calme toi’!

Je suis tendu et en colère. Je ne sais pas où est Leila ou ce qu’elle pourrait faire. Je ne peux pas prendre ça à la légère. Je ne veux pas renter dans un débat où sa sécurité est en jeu et elle fait de son mieux pour saper tous mes efforts ! Après avoir fermé la porte d’Anastasia, je contourne la voiture pour me dirige vers le côté conducteur tout en regardant le parking pour voir s’il n’y a personnes qui ne devrait pas être là – particulièrement Leila. Je monte, allume la voiture et rentre facilement dans le traffic.

« Toutes tes soumises sont brunes ? » demande Anastasia me sortant de mes pensées.

Je fronce les sourcils en la regardant. Où veut-elle en venir avec cette question ?

« Oui, » je murmure inquiet.

« Je me demandais juste, » répond-elle à ma question silencieuse.

« Je te l’ai dit. Je préfère les brunes. »

« Mme Robinson n’est pas brune, » observe-t-elle.

« C’est probablement la raison, » je murmure. « Elle m’a dégoûté des blondes pour toujours, » je dis d’un ton moqueur.

« Tu plaisantes ? » Demande-t-elle haletante.

« Oui, je plaisante, » je réponds exaspéré. Je ne peux même pas faire de blague sur ça sans la mettre en colère.

Anastasia regarde dehors impassible perdue dans ses pensées. Je la regarde de ma vision périphérique tout en gardant un œil sur la route. Quelle sont les pensées qui tournent dans ta tête Ansatasia ? Après un moment elle se tourne et dit « parle-moi d’elle. »
« Que veux-tu savoir ? » dis-je d’un ton d’avertissement tandis que je fronce des sourcils sachant ce qui va arriver.

« Parle-moi de votre arrangement professionnel, » dit-elle. Je me détent un  peu. Je peux parler d’affaires. Ce n’est pas à propos de sexe, et elle ne pourra pas être jalouse de cet aspect là.

« Je suis un associé tacite. Je ne suis particulièrement intéressé par les salons de beauté, mais elle a construit une entreprise prospère. J’ai juste investi et l’ai aidé à démarrer. »

« Pourquoi ? » Sonde-t-elle.

« Je le lui dois, » je réponds. Je lui dois beaucoup, parce qu’elle m’a aidé au début dans mon projet d’entreprise. C’était le moins que je puisse faire pour elle.

« Oh ? » dit-elle.

« Quand j’ai abandonné Harvard, elle m’a prêté cent mille dollars pour démarrer mon entreprise, » je réponds hônnetement. C’était le capital pour démarrer ce que j’ai aujourd’hui.

« Tu as abandonné ? »

« Ce n’était pas mon truc. J’ai fait deux ans. Malheureusement, mes parents n’étaient pas aussi compréhensibles, » dis-je me souvenant. Mes parents sont très bien éduqués tous les deux et l’éducation est très importante pour eux ; que leurs enfants obtiennent des diplômes de grandes écoles. J’ai du probablement beaucoup les inquiétés ayant eu des soucis durant mon adolescence… au moins, jusqu’à ce que je commence mes affaires avec Elena. Ca leur a sûrement fait peur et de se remémorer les ennuis que j’avais quand j’étais plus jeune.

 « Il semble que ça t’ai plutôt réussi d’abandonner. Qu’est-ce que tu étudiais ? » Demande-t-elle.

« Politique et économie. »

« Donc elle est riche ? »

« Elle était une femme décorative qui s’ennuyait, Anastasia. Son mari était riche – une fortune dans les sciries. » Je souris et ajoute, « Il ne voulait pas qu’elle travaille. Tu sais, il la contrôlait. Certains hommes aiment ça. » Je donne à Anastasia un sourire de côté pour juger de sa réaction.

« Vraiment ? Un homme qui contrôle tout, je pensais que ça n’était qu’une légende ? » Dit-elle, ses mots sont pleins de sarcasme. Je souris de plus belle.

« Elle t’a prêté l’argent de son mari ? » Demande Anastasia. J’acquiesce et lui lance un sourire machiavélique.

« C’est horrible, » replique-t-elle à ma réaction.

« Il a récupéré son bien, » dis-je d’un ton sombre en rentrant dans le parking de l’Escala. Non seulement il a récupéré son argent, mais il lui a fait payer cher, lui cassant le bras et le nez.

« Comment ? » Demande Anastasia. Mais c’est une information que je veux lui épargner. Je secoue négativement la tête comme pour dissiper ce souvenir et je me gars à côté de mon Audi Quattro SUV. Je ne réponds pas et détourne son attention vers un autre sujet. « Viens. Franco sera là bientôt, » dis-je en lui tendant la main.

Après s’être rendu à l’ascenseur, je regarde vers elle. Elle essaye de garder un visgae impassible, mais je sais ce qu’il y a derrière. « Toujour en colère contre moi ? » Je lui demande.

« Beaucoup, » répond-elle. Monosylabe. Elle est en colère. Je hoche la tête et dis «  d’accord, » acceptant son sentiment. Au moins elle est ici avec moi. Je regarde devant. Nous devrons sûrement régler ça plus tard. Finalement l’ascenseur arrive au penthouse et les portes s’ouvrent dans l’appartement. Taylor attend notre arrivée. Il prend le sac d’Anastasia de mes mains.

« Est-ce que Welch vous a contacté ? » Je demande.

« Oui, Mr. »

« Et ? » Je déclare.

« Tout est arrangé. »

« Excellent. Comment va votre fille ? » Je demande. Il a dû faire une excursion urgente pensant que sa fille avait l’appendicite.

« Elle va bien, merci, Mr, » repond-il.

« Bien, Nous avons un coiffeur qui arrive à 13h – Franco De Luca, » dis-je.

« Melle Steele, » dit Taylor s’apercevant de la présence d’Anastacia.

« Bonjour, Taylor. Vous avez une fille ? » Demande-t-elle.

« Oui, Madame. »

« Quel âge a-t-elle ? »
« Elle a sept ans, » répond-t-il. Je commence à perdre patience avec leur bavardage.

« Elle vit avec sa mère, » explique taylor.

« Oh, je vois. » Et leur conversation s’arrête là, alors que nous entrons dans le salon, « Est-ce que tu as faim ? » Je demande à Anastasia.

Elle secoue la tête pour répondre.  Je la fixe et à la lumière de toutes les disputes  que nous avons eues, je pense que la meilleure solution est de ne pas m’engager sur le chemin de la nourriture. Je garde ça pour une autre fois où elle ne mangera pas.

« Je dois passer quelques coups de fil. Fais comme chez toi, » dis-je.

« D’accord. » Répond Anastasia. Puis je me dirige vers mon bureau, laissant Anastasia seul dans le salon. Quand j’arrive dans mon bureau, Taylor m’attend.

«  Nous avons reçu les informations supplémentaires pour la sécurité et je les ai tous revus avant que vous ne rentriez, Mr, » dit-il.

« Vos recommandations ? »

« Tous les trois sont hautement recommandés, Mr et je connais Sawyer personnellement depuis longtemps. Il était sous mon commandement et je lui confirai ma vie, » declare-t-il.

« Mais la question est, peut-on lui faire confiance avec la vie d’Anastasia ? » je demande.

« Je lui confirai la vie de ma fille, Mr, » dit-il sachant ce que ça veut dire. Sa fille est la personne la plus importante de sa vie. Alors que je pose un regard d’acier sur Taylor, je lis une immense détermination qui ressemble à la mienne ; s’il peut lui confier la vie de sa fille c’est une garantie suffisante pour moi. J’acquiesce sans hésiter.

« Bien ! Donc, il sera en charge de la sécurité d’Anastasia pour le moment. Mais je veux que vous trouviez un garde du corps feminin pour aller avec Anastasia au travail. Elle l’a suivra aux toilettes si nécessaire. »

« Oui, Mr. »

« Bien. Quand arrivent-ils ? »

« Dans quelques heures, Mr.  Ils doivent d’abord être briefés par Welch, inspection des armes, puis je les brieferai ici et je vous les présenterai et vous pourrai leur donner des instructions spécifiques, Mr. »

Je flanche en entendant le mot ’armes’, mais au vue des circonstances, je les ai autorisé à en porter. Je hoche la tête et je congédie Taylor.
Ensuite je vérifie avec mon assistante Andréa et mon bras droit Ros le travail du jour. Une compagnie aussi grande que la mienne ne prend jamais de pause. Après avoir terminé tous mes appels et prévenu Andréa de mon emploi du temps pour la soirée, je raccroche et déambule dans le salon pour trouver Anastasia.

Mais elle n’est nulle part. Elle n’est pas dans la cuisine et pas dans ma chambre non plus. Je commence à être nerveux. Je retourne dans ma chambre mais elle n’est toujours pas là. Je sors de la pièce et tombre sur Taylor et de part son regard je comprends qu’il me cherche. « Savez-vous où est Melle Steele ? » je demande en essayant de contenir ma peur.

« Non, Mr. Je suis venu vous informer que Franco le coiffeur vient juste d’arriver. Dois-je la chercher ? » Demande-t-il  devenant aussi concerné par ma réaction.

«Non, elle doit être dans sa chambre. Je vais aller la chercher, » dis-je en marchant vers sa chambre. Son sac est là. Peut être ne s’est-elle pas enfuie. Je rentre dans le dressing et elle est assise dans le recoin sur le sol et elle parle sur son Blackberry. Je l’entends dire, « Maman, c’est compliqué. Je pense qu’il est fou. C’est le problème. » Est-ce qu’elle parle de moi ? Combien d’autres fous connaît-elle ?

Puis elle répond, s’écriant à propos de quelque chose que sa mère à dit, « Quoi ? »

Je me mets à la porte du dressing et m’arrête soulagé de la voir.

« Te voilà. Je pensais que tu t’étais enfuie, » je dis avec sursis. 

Without You by Motley Crüe

Elle lève la main pour m’indiquer d’attendre parce qu’elle est au téléphone. « Désolée, Maman, je dois y aller. Je te rappellerai, » dit-elle.

Elle répond à la déclaration d’amour de sa mère, « Je t’aime aussi, Maman. »

Elle se tient la tête et me fixe. Je fronce les sourcils me sentant gêné. Pourquoi se cache-t-elle ici ? Est-ce que j’ai merdé à ce point ?

« Pourquoi te caches-tu ici ? » Je demande.

« Je ne me cache pas. Je suis désespérée, » répond-t-elle.

« Despérée ? De quoi ? »

 «  De tout ceci, Christian, »  dit-elle en balaillant le dressing plein de vêtements.

« Je peux rentrer ? »

« C’est ton dressing, » dit-elle. Comment puis-je lui faire accepter que c’est sa chambre, ses vêtements que j’ai pris pour elle. Je fronce les sourcils et je m’assoie face à elle.

« Ce n’est que des vêtements. Si tu ne les aimes pas je les renverrai, » dis-je.

« Tu as beaucoup à apprendre, tu sais ? » demande-t-elle.

Sa réponse me prend au dépourvu. Je me gratte le menton.

« Je sais. J’essaie, » je murmure.

« Tu essaie vraiment, » dit-elle, me renvoyant mes propres mots et les tordant.

« Tout comme vous, Melle Steele. »

« Pourquoi fais-tu cela ? » Demande-t-elle.

Mes yeux s’élargissent et je suis prudent une fois de plus. Qu’est ce qu’elle veut dire par ‘pourquoi je fais ça ?’ Toutes les autres femmes seraient heureuses d’être aimées, et qu’on prenne soin d’elle. Mais, pas Anastasia.

« Pourquoi fais-tu cela, Christian ? » Demande-t-elle de nouveau.

Mes yeux s’agrandissent avec vigilance. « Tu sais pourquoi, » je réponds.

« Non, je ne le sais pas, » réplique-t-elle.

Je passe ma main dans mes cheveux d’exaspération. « Tu es une femme frustrante. »

« Tu pourrais avoir une gentille petite brune soumise. Une qui demanderait ‘quelle hauteur ?’ chaque fois que tu lui dirais de sauter si tenter qu’elle est le droit de parler. Donc pourquoi moi, Christian ? Je ne comprends pas, » dit-elle finalement en baissant son regard perçant loin de moi.

Je regarde ma femme un moment.

« Tu me fais voir le monde differemment, Anastasia. Tu ne me veux pas pour mon argent. Tu me donnes… de l’espoir, » dis-je doucement. Elle tient à moi, pas comme Christian Grey le Milliardaire mais comme Christian Grey l’homme. L’homme abîmé certes, mais elle tient à moi, fondamentalement.

« De l’espoir pour quoi ? »

Je hausse les épaules avec nonchalance. « Plus, » dis-je à voix basse. « Et tu as raison. Je suis habitué aux femmes qui font exactement ce que je dis, quand je le dis, faisant exactement ce que je veux. On s’en lasse vite. Il y a quelque chose chez toi, Anastasia qui m’interpelle à un niveau tellement profond que je ne comprends pas. C’est comme l’appel des sirènes. Je ne peux pas te résister et je ne veux pas te perdre, » dis-je en lui prenant la main. « Ne t’enfuit pas, » je supplie. « Aie un peu foi en moi et un peu de patience. S’il te plaît, » je lui demande. Toutes mes peurs reviennent et je suis sûr qu’elle peut le voir sur mon visage. Nous somme face à face, sur le sol du dressing dans un coin. Elle se lève sur les genoux, se penche et m’embrasse sur les lèvres.

« D’accord. Foi et patience, je peux vivre avec ça, » dit-elle.

« Bien. Parce que Franco est là. »
*****
Je présente Franco à Anastasia.

« Franco, voici ma petite amie Anastasia. Elle voudrait se faire couper les cheveux, » dis-je et puis je me tourne vers Annastasia, « Anastasia, voici Franco. C’est le meilleur coiffeur que l’Esclava à offrir. Tu es entre de bonnes mains, » dis-je et Franco nous offre un grand sourire.

« Grazie, Mr Grey ! Vous m’honorez ! Et Anastasia, personne ne m’avait dit à quel point tu es bellissima ! » Dit-il en agitant ses mains avec animation.

« Je pense que ce serait mieux de lui couper les cheveux dans ma salle de bain. Il y a plus d’espace avec les bons outils, » dis-je.

Je conduis Anastasia et Franco dans ma salle de bain alors que Franco s’exclame « tellement beaux ces cheveux, Anastasia ! » avec son accent italien très distinct. Je vais dans ma chambre et prends une chaise pour qu’Anastasia puisse s’assoir.

« Je vous laisse tous les deux, » je marmonne. Je ne veux pas être envahissant et donne de l’intimité à Anastasia.

« Grazie, Mr Grey, » dit Franco puis se tourne vers Anastasia, « Bene, Anastasia, que devons-nous faire avec toi ? »

Je vais en bas, dans mon bureau et imprime le rapport que Ros m’a envoyé à propos de la compagnie que je pense à liquider- celle qui va accessoirement me coûter soixante sept million de dollars ! Je mets la radio en marche et commence à écouter ma playlist de musique classique.

Je m’assoie sur mon canapé et commence à étudier les chiffres que j’ai envoyés sur mes feuilles de calcul. Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé, mais Anastasia et Franco entre dans la pièce juste quand ‘O Mio Babbino Caro par Puccini’ est en train d’être jouer. 

O Mio Babbino Caro sung by Angela Gheorghiu

Je lève les yeux et souris à Anastasia.

« Vous voyez ! Je t’avais dit que cela lui plairai, » dit Franco exité.

« Tu es ravissante, Ana, » dis-je aimant vraiment sa nouvelle coupe de cheveux.

« Mon travail ici est terminé, » s’exclame Franco. Je me lève et me dirige vers eux.

« Merci Franco, » dit Anastasia et Franco se retourne vers elle et la prend dans ses bras la serrant fort et l’embrasse sur les deux joues à la mode européenne. S’il n’était pas gay, je l’aurai frappé mais vu que c’est le cas, Anastasia est sauve.

« Ne laisse jamais personne d’autre te couper les cheveux, bellissima Anastasia ! » glousse-t-il. Anastasia rit et rougit légèrement à sa déclaration. Je racomppagne Franco à la porte et lui donne un gros pourboire pour le magnifique travail qu’il a fait avec les cheveux d’Anastasia. Quand je reviens, Anastasia est toujours à l’endroit où je l’ai laissé.

 « Je suis content que tu aies gardé tes cheveux longs, » dis-je en me dirigeant vers elle avec les yeux brillants de désir pour elle. « Es-tu toujours en colère contre moi ? » Je demande.

Elle acquiesce me faisant sourire.

«A propos de quoi exactement es-tu en colère contre moi ? » Je demande.

Elle lève les yeux. « Tu veux la liste ? » Oh, mon Dieu ! Elle tient une liste de mes erreurs ?

« Il y a une liste ? » Je demande.

« Une longue, » répond-elle.

« Peut-on en parler au lit ? » dis-je lascivement.

« Non, » réplique-t-elle faisant la moue.

« En déjeunant, alors. J’ai faim et pas juste de nourriture, » dis-je lui donnant un sourire salace.

« Je ne vais pas te laisser m’aveugler avec ta sexpertise, » dit-elle. Elle me connaît bien. J’étouffe un sourire. « Qu’est qui vous tracasse en particulier, Melle Steele ? Crachez le morceau. » C’est mieux de prendre le taureau par les cornes ; mais il y a toujours le risque de se faire encorner quand vous relâchez.

« Ce qui me tracasse ? Pour commencer, il y a tes incursions déplacées dans ma vie privée, il y a le fait que tu m’aies emmenée dans un endroit où travaille ton ancienne maîtresse et où tu avais l’habitude d’emmener toutes tes soumises pour qu’elles se fassent épiler là où je pense, ensuite tu m’as molesté dans la rue comme si j’avais six ans et pour couronner le tout, tu laisses Mme Robinson te toucher! » Dit-elle avec de l’anxiété et un début de colère dans la voix.

Je lève les sourils. C’est une longue liste de travail. Oui, j’ai merdé un peu. « Ca c’est une liste. Mais juste pour clarifier les choses ça n’est pas ‘ma’ Mme Robinson, » dis-je.

« Elle peut te toucher, » réitère-t-elle. Et je pense que ça l’a blessé. Je pince les lèvres. Le problème avec Anastasia c’est que nous n’avons aucune frontière en ce qui concerne le toucher et ça me fait réellement peur qu’elle me touche où je me sens le plus vulnérable.

 « Elle sait où, » dis-je à voix basse.

 « Qu’est-ce que ça veut dire ? » demande Anastasia.

Dieu ! Aidez-moi s’il vous plaît ! J’aime cette femme et je ne veux pas bousiller tout ce que j’ai avec elle encore une fois. Je passe mes deux mains dans mes cheveux, exaspéré et ferme les yeux une seconde. Je déglutis finalement et dis calmement:

« Toi et moi n’avons pas de règles. Je n’ai jamais eu de relation sans règles, je ne sais jamais où tu vas me toucher. Ca me rend nerveux. Ton contact me… » Je m’arrête cherchant le bon mot pour exprimer mes sentiments « … ça signifie plus pour moi…tellement plus, » dis-je finalement.

Elle me regarde complètement surprise. Je ne peux toujours pas lui dire que je l’aime. C’est tellement difficile pour moi. Parce que je ne l’ai jamais dit à personne. Personne du tout. Je ne peux pas la perdre… Pas pour ça ! Je cherche sur son visage un indice qui m’indiquerait qu’elle comprend, qu’en fait elle tient à moi, qu’elle sera patiente avec moi.

Finalement, elle commence à lever la main vers moi, mais mon appréhension se mue en alerte. Elle essaie de me toucher ! La peur s’empare de moi et j’ai de nouveau quatre ans. Je recule d’un pas et elle laisse retomber sa main.

« Limite à ne pas franchir, » je murmure prestement. Je veux crier, « Rouge ! Rouge ! Rouge ! » Mon visage est maintenant peiné et paniqué et je me déteste faisant cela, dressant ces limites.

Elle semble broyée, non désirée, non voulue. « Comment te sentirais-tu si tu ne pouvais pas me toucher ? » demande-t-elle.

Je la regarde et lui réponds immédiatement. Je ne pourrais pas le supporter. « Dévasté et lésé, » je réponds.

Finalement, elle secoue la tête doucement et me donne un sourire bref mais rassurant. Je veux juste savoir que tout va bien entre nous. Son sourire me détend.

« Tu devras me dire un jour exactement pourquoi c’est une une limite à ne pas franchir, s’il te plaît, » dit-elle.

« Un jour, » je murmure et me détends immédiatement parce que le sujet est trop difficile à supporter, et redeviends de suite normal.

« Donc, le reste de la liste. J’envahis ton intimité, » dis-je essayant de méditer le sujet. «  Parce que je connais ton numéro de compte en banque ? » Je demande.

« Oui, c’est scandaleux, » dit-elle.

« Je fais des recherches sur toutes mes soumises. Je vais te montrer, » dis-je en me retournant pour aller vers mon bureau. Anastasia me suit docilement. Je me dirige vers une armoire avec des casiers verrouillés, ouvre l’un d’entre eux et en tire un dossier. Sur l’onglet latéral est écrit : ANASTASIA ROSE STEELE.

Elle regarde le dossier et puis me regarde. En colère. Furieuse. Je hausse les épaules en m’excusant.

« Tu peux le garder, » dis-je calmement.

« Oh vraiment, merci. » Elle regarde le contenu. Il y a bien sûr une copie de son acte de naissance, son ADN, le contrat, son numéro de sécurité sociale, son CV et ses références.
Après avoir vu le dernier point, elle lève les yeux pour me regarder et demande : «  tu savais que je travaillais chez Clayton ? »

« Oui, » je réponds hônnetement.

« Ce n’était pas une coïncidence. Tu ne passais pas là par hasard ? »

Merde ! Je suis fait ! « Non, » je réponds. Mais je n’en suis pas désolé. Je suis content de l’avoir poursuivi. Elle est la seule chose que j’ai faite de bien. Elle sourit et puis comme pour se réprimander elle-même, change de nouveau.

« Tu es vraiment malade. Tu le sais ça ? » Demande-t-elle.

« Je ne le vois pas comme ça. Avec ce que je fais, je dois être prudent. »

«Mais c’est privé. »

« Je n’utilise pas ces information à mauvais escient. N’importe qui peut accéder à ce genre d’informations pour peu qu’on en ait envie, Anastasia. Pour contrôler, j’ai besoin de ces informations. J’ai toujours procédé ainsi. » Dis-je la regardant avec une expression gardée. C’est ce que je suis. J’ai une vie et j’aime la garder privée et je suis assez connu dans le monde du business pour que n’importe qui utilise des informations personnelles contre moi. Je dois avoir ce genre de contrôle, mais c’est quelque chose qu’Anastasia ne peux comprendre car elle n’a jamais été à ma place.

« Tu abuses de ces informations. Tu as viré sur mon compte  vingt quatre mille dollars que je ne voulais pas, » dit-elle.

Vraiment ? Doit-on encore parler de ça ? Je pince mes lèvres. Qu’est-ce que je dois faire pour lui faire comprendre que c’est son argent ? « Je te l’ai dit. C’est ce que Taylor a réussi à obtenir pour ta voiture. Incroyable, je sais mais voilà, » dis-je.

« Mais l’Audi… » Dit-elle et je lui coupe la parole tout de suite. Pourquoi ne peut-elle pas accepter un cadeau de ma part ?

« Anastasia, sais-tu combien je gagne ? » Je demande.

Elle rougit car elle s’introduit dans mon intimité. « Pourquoi devrais-je le savoir ? Je n’ai pas besoin de connaître le solde de ton compte en banque, Christian. » Rétorque-t-elle. Et je l’aime pour ça.

Mes yeux s’adoucissent amoureusement pour elle. « Je sais. C’est ça que j’aime chez toi, » dis-je. Il y a une longue liste de chose que j’aime chez elle et ça en fait parti. Elle me fixe choquée par ma révélation.

« Anastasia, je gagne environ cent mille dollars par heure, » dis-je. Elle reste bouche bée devant cette information.

« Vingt quatre mille dollars n’est rien pour moi. La voiture, les livres de Thomas Hardy, les vêtements, tout ceci n’est rien. » Dis-je d’une voix douce. Elle n’a jamais été dans ma position, avec des énormes montants allant et venant, donc ce qui me paraît peu pour moi, semble beaucoup pour elle. Elle me fixe et arrive finalement à articuler :

« A ma place, comment te sentirais-tu avec toutes ces…largesses? » Demande-t-elle. Je cligne des yeux. N’étant pas dans cette position, je ne peux pas juger.

Nous nous fixons en silence. Finalement je hausse les épaules. « Je ne sais pas, » dis-je perplexe.

« Ca n’est pas agréable. Je veux dire, tu es très généreux, mais ça me met mal à l’aise. Je te l’ai déjà dit plusieurs fois, » se lamente-t-elle.

Je soupire. Ne comprend-elle pas que je veux tout mettre à ses pieds ? Que je veux lui donner tout ce que son cœur désire ? Je veux dire tout ! «  Je veux te donner le monde Anastasia. »

« Mais moi c’est toi que je veux Christian, pas tous les suppléments. » Ca me rend heureux qu’elle veuille de moi, mais ces suppléments sont ce que j’ai à offrir.

« Ils font partie du contrat. Partie de moi, » je lui explique. Elle a besoin de le savoir. Je ne peux tout avoir et laisser la femme que j’aime, l’unique femme que je n’ai jamais aimée vivre dans la ‘pauvreté’ . Qu’est-ce que ça donnerait comme image de moi ? N’est-ce pas que les hommes ont fait pendant des milliers d’année pour leurs femmes ? Et bien, nous n’irons nulle part. Nous sommes dans une impasse et je lui offrirai ce que je veux qu’elle veuille ou pas.

« Est-ce qu’on mange ? » Demande-t-elle.

« Bien sûr. »

« Je cuisine, » dit-elle.

« Bien. Sinon il y a des plats tout prêt dans le frigo, » je réponds.

« Mme Jones ne travaille pas les week-ends ? Donc tu manges de la charcuterie la plus part des week-ends ? » Demande-t-elle.

« Non, » je réplique. Je ne veux pas m’aventurer sur un  autre terrain miné.

« Oh ? »

Finalement, je soupire. « Mes soumises cuisinent, Anastasia. »

« Oh, bien sûr, » réponds-elle rougissant. Elle se tourne et me sourit. « Que Monsieur désire-t-il manger ? » Je la regarde soulager et je lui souris d’un air satisfait. « Ce que Madame pourra trouver, » je réponds mystérieusement.

Elle décide de faire une omeltte espagnole et sort les patates froides. Puis elle va jusqu’à mon iPod et fait défiler la liste. Je la regarde attentivement. Elle met Beyoncé. Elle choisi ‘Crazy in Love’ et met le mode ‘repeat ‘ et monte le son de la musique. Elle déambule vers le frigo en bougeant son délicieux derrière. Elle l’ouvre, prend la boîte d’œufs et commence à les casser puis à les fouetter. Je suis fasciné rien qu’en la regardant. Ma femme, dans ma cuisine. Il y a quelque chose d’intime et d’incroyablement agréable à ce sujet. Tout d’un coup, elle s’arrête, lève les yeux du bol comme si elle venait de comprendre quelque chose. Puis elle a ce magnifique sourire qui lui fent le visage.

Je ne plus attendre et me dirige vers elle, enroule mes bras autour d’elle par derrière la faisant sursauter.

« Intéressant choix de musique, » je ronronne en l’embrassant sous l’oreille. « Tes cheveux sentent bons, » dis-je fourrant mon nez dedans et inhalant profondément son odeur.

« Je suis toujours en colère contre toi, » dit-elle me faisant froncer les sourcils.

« Combien de temps cela va-t-il durer ? » je demande passant ma main dans mes cheveux.
Elle hausse les épaules nonchalament, « au moins jusqu’à ce que j’ai mangé, » répond-elle, alors je sais que tout va bien et je souris. Je me retourne et attrape la télécommande sur le comptoir de la cuisine et éteins la chaîne stéréo.

« As-tu mis cette chanson sur ton iPod ? » Demande-elle. Oh, zut ! Elle attaque.

Je secoue la tête, mon visage s’assombrit. Elle sait que c’est Leila. Je n’ai pas besoin de lui dire.

« Ne penses-tu pas qu’elle a essayé de te dire quelque chose à l’époque ? » Demande-t-elle.

« Et bien, avec le recul, probablement, » dis-je calmement. Je n’ai jamais mis deux plus deux ensembles jusqu’à ce que le problème arrive.

« Pourquoi est-elle toujours dedans, » demande-t-elle. Mais cette question est à double sens. La vraie question c’est ‘est-ce que j’ai des sentiments pour Leila’ ? Comme si  je voulais garder quelque chose d’elle.

« J’aime assez cette chanson mais si ça t’offence, alors je l’enlèverai.»

« Non, c’est bon. J’aime cuisiner avec de la musique, » répond-elle.

« Qu’est-ce que tu aimerais écouter ? »J je demande.

« Suprends-moi, » dit-elle. Cela, je peux bébé !

Je souris d’un air satisfait et me dirige vers l’iPod et elle retourne préparer notre déjeuner. Je regarde la liste et trouve ‘I put a spell on you’ de Nina Simone. Cette chanson est vraiment appropriée pour nous deux, parce qu’elle m’a ensorcellé et j’en ai fait de même. 

I Put a Spell on You by Nina Simone



Je veux lui déclarer mon amour mais c’est le mieux que je puisse faire pour l’instant. J’ai toujours su m’exprimer avec la musique. Je me suis exprimé avec les chansons et le piano pendant deux ans avant même de parler de nouveau. Est-ce que tu entends Anastasia ? Est- ce que tu ressens comment je t’aime ? Je la regarde attentivement. Elle rougit sachant que je la fixe et se retourne vers moi bouche bée. Elle a un regard interrogatif. Mes yeux sont sombres et intense, souhaitant qu’elle comprenne l’amour que j’essaie de lui transmettre. Je ne suis pas bon à cela ! C’est tout nouveau pour moi. Elle me regarde, capitivée. Je la harcèle comme un prédateur au rythme de la musique. Elle regarde mes pieds nus, ma chemise blanche et mon jeans et finalement son regard s’arrête sur mon regard brûlant. Le regard que je réserve uniquement pour elle.

Au moment Nina chante ‘you’re mine’, j’arrive deavnt elle. Je dois l’embrasser, je dois l’avoir. Maintenant ! C’est le seul moyen que je connaisse pour exprimer ce que je ressens pour elle. Je suis nul avec les autres moyens de toute façon.

« Christian, s’il te plaît, » elle murmure en tenant le fouet qu’elle utilise pour battre les œufs.

« S’il te plaît quoi ? » Je demande.

« Ne fais pas ça. »

« Fais quoi ? »

« Ca, » en nous montrant tous les deux. Je me tiens debout devant elle, la regardant.

 « Es-tu sûr ? » Je souffle et attrape le fouet de sa main et le place dans le bol avec la moitié des œufs battus. Elle est confuse. Dans un sens elle me veut et dans un autre elle se bat contre ses sentiments. Elle se force à regarder ailleurs essayant de maîtriser ses sentiments, son désir pour moi. S’il te plaît, ne fais pas ça bébé !

« Je te veux, Anastasia, » je murmure.

Et après un instant, j’ajoute : « J’aime et je déteste me disputer avec toi. Même me quereller ou me battre contre toi. Tu tiens à moi. C’est nouveau.  J’ai besoin de savoir que tout va bien entre nous. C’est le seul moyen que je connaisse, » je dis en lui ouvrant mon cœur.

« Mes sentiments pour toi n’ont pas changé, » souffle-t-elle.

L’attirance que nous avons, l’électricité entre nous est forte, palpable. C’est vibrant et ça nous attire l’un vers l’autre. Elle regarde ma poitrine au niveau de l’ouverture de ma chemise, et mort sa lèvre. Elle lève les yeux et me regarde avec désir. Mais je ne la toucherai pas ; bien que Dieu sache à quel point c’est dur avec cette proximité. 

« Je ne vais pas te toucher avant que tu dises oui, » lui dis-je doucement. « Mais là maintenant, après une matinée de merde, je veux m’enfouir en toi et tout oublier sauf nous. » Comment le dire plus clairement Anastasia ? S’il te plaît, écoute moi et comprend combien j’ai besoin de toi ! Elle lève la tête et me fixe.

« Je vais te toucher le visage, » souffle-t-elle et bien que sa déclaration me surprenne, j’acquiesce et me penche pour qu’elle me touche. Elle tend ses lèvres pour un baiser. Mais je ne l’embrasserai pas. Mes lèvres flânent au dessus des siennes à quelques millimètres, demandant la permission.

« Oui ou non, Anastasia ? » je murmure

Sex Therapy by Robin Thicke and Ludacris

« Oui, » répond-elle et ma bouche se referme sur la sienne, alors que mes lèvres apprivoisent et forcent les siennes d’un côté,  ma langue entrant dans sa bouche de l’autre, mes bras s’enroulent autour d’elle, la tirant tellement vers moi que même l’air ne peut passer entre nous. Je déplace mes mains dans son dos, tandis que mes doigts s’emmêlent dans ses cheveux, tirant gentiment dessus et la maintenant en place alors que je la soulève vers moi, la pressant contre moi. Elle gémit  doucement voulant plus avec passion et désir.

« Mr Grey, » j’entends Taylor parler alors qu’il tousse cassant efficacement la magie entre nous. Je relâche Anastasia immédiatement. Quand je me retourne un Taylor tout gêné attend à l’entrée du salon. Je le fixe et sais que la nouvelle sécurité est ici.

« Mon bureau, » je lâche à Taylor, et il se dirige vivement vers mon bureau.

« Ce n’est que partie remise, » je murmure à Anastasia et je suis Taylor vers mon bureau.

J’entre et Taylor me tend les documents qu’il a sur les trois nouvelles personnes de la sécurité. « Voyons voir ce que nous avons là, » dis-je. Les documents détaillent des informations personnelles sur ces personnes. Ils viennent tous avec de grandes recommandations et des qualifications pour assurer la sécurité de grands clients. L’un d’entre eux est un ex FBI, tous ont une expérience des combats et sont hautement entraînés.

«Ca me semble bien. Vous les accueillez, et passerez en revue ce que j’attends d’eux en termes de sécurité et d’engagement. »

Je sors de mon bureau avec Taylor derrière moi.

« Je les brieferai dans dix minutes, » dis-je.

« Nous serons prêts, » répond Taylor et il quitte la pièce.

Je déambule jusqu’à la cuisine et Anastasia a fini de cuisiner.

« Déjeuner ? » demande-t-elle.

« S’il te plaît, » dis-je en m’asseyant sur l’un des tabourets du bar. Je la regarde précautionneusement. Je dois la protéger, mais comment lui dire sachant qu’elle est réticente à tout ce que je veux faire pour elle.

« Un problème ? » demande-t-elle.

« Non, » je réponds. Elle fronce les sourcils, elle sait qu’il se passe quelque chose. Elle sert la nourriture dans nos assiettes et finalement soupire en s’asseyant à côté de moi.

« C’est bon, » je murmure reconnaissant qu’elle a fait un bon déjeuner avec trois fois rien. « Veux-tu un verre de vin ? » je lui demande.

 « Non, merci. » Alors que le silence grandit entre nous, je me lève pour allumer la musique classique. La chanson est apaisante

« Qu’est-ce que c’est ? » demande Anastasia.

« Canteloube, Chanson de l’Auvergne. Cela s’appelle ‘Bailero’, » dis-je

Bailero sung by Netania Davrath

« C’est beau. C’est quelle langue ? » Demande-t-elle curieuse.

« C’est du vieux Occitan français, en fait. »

« Tu parles français, tu compends ce qu’elle dit ? »

« Quelques mots, oui, » dis-je en souriant. « Ma mère a une devise : instrument de musique, langue étrangère, art martial. Elliot parle espagnol, Mia et moi français. Elliot joue de la guitare, moi du piano et Mia du viloncelle, » dis-je.

« Whaou ! Et les arts martiaux ? » Demande-t-elle.

« Elliot fait du judo. Mia a tapé du pied à douze ans et a refusé, » je souris me souvenant de la comédie qu’elle a faite et elle a tellement exaspéré ma mère qu’elle a finie par laisser tomber ses projets d’arts martiaux.

« J’aurai voulu que ma mère soit oragnisée comme ça, » soupire-t-elle.

« Dr Grace est formidable quand vient l’accomplissement de ses enfants, » je déclare d’un ton neutre.

« Elle doit vraiment être fière de vous. Je le serai, » dit Anastasia soupirant.

Je me souviens essayant de m’adapter à une famille parfaite en étant une personne imparfaite avec un passé difficile, et un présent tout autant. Ca n’était pas une tâche facile pour moi. Je regarde Anastasia prudemment. Je décide de changer de sujet.

« As-tu décidé de ce que tu allais porter ce soir ? Où dois-je venir et choisir quelque chose pour toi ? » Je demande laconiquement incapable d’échapper à ces pensées de mon enfance essayant de m’adapter et de ne jamais réussir.

« Um… pas encore. As-tu choisi tous ces vêtements ? » Demande-t-elle.

« Non, Anastasia. J’ai donné une liste et ta taille une acheteuse personnelle chez Neiman Marcus. Ils doivent aller. Juste pour que tu le saches, j’ai demandé de la sécurité supplémentaire autour de nous pour ce soir et les prochains jours. Avec Leila qui est imprevisible et portée disparue quelque part dans les rues de Seattle, je pense qu’il est plus sûr de prendre des précautions. Je ne veux pas que tu sortes sans être accompagnée. D’accord ? » Je demande finalement lui disant tout sans lui donner plus de détails.

Elle cligne des yeux et bredouille, « D’accord. »

« Bien. Je vais aller les briefer. Ca ne devrait pas être long. »

« Ils sont là ? » demande-t-elle.

« Oui. »

Je prends mon assiette, la vide et la mets dans l’évier. Puis je sors de la pièce sans dire un autre mot. Je déteste lui faire ça et ce n’est pas de sa faute si elle pose ces questions sans connaître la douleur et de la blessure enracinées dans les profondeurs de mon âme. Mais, quand elles reviennent à la surface, Anastasia en a fait l’expérience en voyant le Christian sinistré qui est loin d’être affectueux, qui est bourru et se protège contre le monde entier en se créant une carapace dure. Je me déteste faisant cela mais c’est plus fort que moi !

Je mets mon masque ‘ je suis le patron alors me faites pas chier’ et me dirige vers le bureau de Taylor où tous les quatres se mettent au garde à vous à mon entrée brusque.

Je suis en charge uen fois encore.


50 comments:

Anonymous said...

Merci !!!

mimi said...

Bonsoir , j'adore ce blog. J'ai lu la trilogie et le point de vue de Christian me plait vraiment. A quand le chapitre 7? Merci beaucoup pour ce que vous faite

Anonymous said...

A quand le chapitre 7 ? J'ador ma version de christian.

Anonymous said...

Tellement heureuse de lire la suite!! merci pour la traduction !!
A très bientot j'espere

PILINE said...

je me répète un peu , mais un grand merci à la traductrice.
je reste fan d'être dans la tête de notre Christian. J'attends avec impatience ton futur travaille.
merci merci !!!

coralie said...

super merci pour la traduction j ai hâte que le prochain chapitre soit traduit j adore ce chapitre bon courage et merci encore
savez vous a peu prêt quand celui ci sera en ligne

Andréa PAGES said...

merci pour la traduction
hate d avoir la suite

yokonissa said...

Merci pour temps passé à cette tradiction!! nous en sommes toutes reconnaissantes!

Sam said...

Merciiiii Céline pour votre travail c'est super !! J'attends la suite avec impatience n'arretez surtout pas :) :) :)

Baudor Masnikosa said...

Superbe chapitre.

Virginie Sube said...

super !!!!! me languis de la suite vite vite vite

Anonymous said...

Vivement la suite. C'est 1 chapitre par mois maintenant?

Anonymous said...

Toujours très bon, merci!

Virginie Sube said...

je me languis la suite merci encore

bouhafi said...

merci pour se chapitre, me tarde la suite. bon courage

Anonymous said...

J'adore!! j'ai hâte de lire la suite...

Anonymous said...

Merci pour cette traduction. A quand la suite. Je suis extremement impatiente de la connaitre!! mille mercis

Nad said...

Merci pour cette traduction et votre travail!! Je suis une accro!!!

Anonymous said...

Superbe chapitre ! Merci Cécile pour cette traduction ! Tu fais un merveilleux travail cotinue ainsi !
Eh, vivement la suite !!

Anonymous said...

mille mercis !!! j'attends la suite avec impatience, c'est trop bon ;)

Mev Chardon said...

Super!! mille merci de continuer la traduction!!! j'attends moi aussi la suite avec impatience :)

Mev Chardon said...

Waouuuuu merci encore pour la traduction!!! Merci d'avoir pris la relève j'attends la suite avec impatience...

Karine said...

Mercii c 'est génial pour tout ce travaille !J'espère lire bientôt la suite! ;-)

Anonymous said...

Merci vivement le chapitre VII

PILINE said...

c 'est juste trop bon merci merci à la traductrice !!! a très vite pour la suite .

Anonymous said...

merci pour la traduction, a quand le prochain chapitre, j'ai hâte!
encore mercii

Anonymous said...

Impatiente de lire la suite ;)

Anonymous said...

Merciiiiii <3

Anonymous said...

Vraiment extra!!! Merci beaucoup!!! A quand la suite???? Trop hâte!!!

Anonymous said...

En ce qui me concerne je suis contente de pouvoir lire l'histoire en V.O car la traduction via Google traduction ou autre, ce n'est franchement pas mon truc. Sans parlerdes fautes d'orthographe. . Un petit effort SVP, écrivez moins mais ecrivez mieux. Un peu de respect pour le travail d'Emine et pourvos lectrices. Merci ,

Chantal

myriam archambault said...

Est ce que vous savez si le blog est fermer. Emine ne repond.plus a ses messages et personne na poster depuis septembre.

Anonymous said...

Coucou !! Super chapitre ! À quand la suite ?? Déjà presque 2 mois se sont écoulés depuis que j'ai lu ce chapitre ! ^^ Vivement la suite !

Eric Chauvel said...

je vous rappelle que je fais ça à titre gracieux et que si ma traduction,non faite par Google Traduction mais par mes compétences linguistiques, ne vous convient pas ne la lisez pas ou bien faite le vous-même! merci par contre à vous de respecter mon travail même si ça ne vous plaît pas!!

Anonymous said...

Merci de votre honnêteté ! A mon tour de vous dire 'en ce qui me concerne' je suppose que vous avez lu la version française pour pouvoir laisser ce genre de commentaire. Si ça ne vous plait pas ne le lisez mais ne critiquez pas mon travail qui n est pas une google traduction!! Je respecte le travail d' Emine et vous êtes surtout la seule à avoir critiquer alors que toutes les autres lectrices m'ont remercié . Restez donc dans votre VO...
Merci
Cécile

Anonymous said...

Je crois qu'on nous a planté.....encore une fois!

Anonymous said...

autre site où y a tout le tome 2 en français ! trop top..pas encore le 3..alors j attend la suite !

Anonymous said...

quel site ?

Anonymous said...

Je suis d'accord avec chantal. Je viens de découvrir ces deux "nouveaux" chapitres (qui datent un peu il est vrai) et je ne sais que penser. Entre le texte qui est juste épouvantable à lire et les félicitations des lectrices... Loin de moi l'idée de mettre en doute les compétences linguistiques de la traductrice, du moins pour ce qui concerne la langue anglaise. En revanche, je suis certaine que le français n'est pas du tout maîtrisé. C'est un véritable charabia et un méli mélo de fautes de français, de fautes d'orthographe, de fautes de syntaxe, bref c'est parfaitement indigeste.Vous partez de bien bas, c'est encourageant car vous ne pouvez que progresser. Un peu de modestie serait de bon ton quand vous parlez de votre "travail" qui pour moi n'est rien d'autre qu'un torchon.
Tout cela ne fait pas honneur au travail d'Emine que j'adore.
hélène

Anonymous said...

bonjour,

je ne prends jamais la peine d'écrire des messages mais je trouve que le travail des traductrices est très bien. Je trouve assez déplorable que certaines personnes se permettent de critiquer le travail qui est fait alors que ces traductrices font ça sur leur temps personnel. Pouvez vous cesser de tout le temps critiquer, vous découragez les gens et privez les autres lectrices. Cette attitude est lassante et visiblement si vous êtes sur ce site à lire la traduction c'est que vous ne maitrisez pas l'anglais comme nous toutes. Il y a des fautes et alors est ce que cela vous empêche de comprendre?
Voilà mesdames les critiques pourquoi il n'y a que les traductions françaises qui n'avancent pas !!!

Natha Lie said...

Merci pour ce boulot !
J'adoooooore

J'espère une suite pour ce deuxième tome.

Je suis addict :-)

Anonymous said...

Bonjour Cécile, je trouve ton travail de traduction très bien... je suis plongée dans chaques chapitres en 15 secondes !
Eminé fait aussi un travail fantastique
il y aura t il la suite du livre 2?
J attends le chapitre 7 avec impatience. .. c est tellement frustrant de ne pouvoir lire la suite

En tout cas merci pour la lecture
bonne continuation adeline

magali said...

Bonjour,j aimerais vraiment savoir si il va y avoir la suite du livre2 merci sinon ou peut ton la trouver?? Merci bonne journée

Paty Angel said...

Bonjour, je vous remercie pour ce fabuleux travail. En revanche pouvez-vous s'il vous plaît nous fournir une réponse compte à la suite du tome 2, nous sommes impatient de lire la suite. Vous l'avez en portugais ce qui est très bien également mais je préfère lire en français. Encore merci.

Anonymous said...

Je crois qu il n y aura pas la suite du livre 2! Personne ne répond aux demande négativement ou positivementce blogspot doit être à l abandon malheureusement! Ceci est dû gâchis parce que ces livres sont vraiment pas mal

Eminé Fougner @ Cowboyland said...

Different people have been translating Book 2 and Book 3. That's why Book 2 is behind. I will ask Book 3 translator to work on this book as well if she has time. Thank you for your patience!

Anonymous said...

c'est sûr que je vais patienter, je n'ai jamais autant ri de ma vie. C'est à pleurer de rire. merci !
Charlotte

Ricarda said...

J'attends depuis trop longtemps les chapitres suivants,alors je me suis mise à traduire les suivants j'ai termine le N° 7,8 et le chapitre bonus.
Si ça vous intéresse, je pense d'autres attendent avec impatience la suite tout comme moi, je peut les transmettre.
Tenez moi au courant....
Cordialement
Ricarda

Natacha Lelong said...

Bonjour,
Je tenais à dire que j'adore l'histoire, je suis vraiment fan du travail d'Emine, qui mériterait d'être publié.
Et j'aimerais me proposer pour la traduction du tome II, du moins faire un essai pour voir si le travail que je peux fournir peut correspondre aux attentes de l'auteur.
Je poste ici puisque je ne sais absolument pas qui contacter, en espérant que ça arrivera aux yeux de la personne qui s'occupe de la traduction.
Bonne journée.

Anonymous said...

Bonjour,

j'ai dévoré en 3 jours les 3 fifty shades... les dernières lignes de la trilogie m'ont laissée sur ma faim...
j'ai découvert hier le premier tome d'emine, et je suis fan! j'ai fini le chapitre 6 du tome 2 et vient de de passer 4 heures à chercher la suite traduite en français... inexistante.
donc j'attends avec impatience la traduction... Ayez pitié :p

Merci pour tout votre travail!

Une fan

Estelle Gervois said...

bravo pour les traduction :) cependant c'est dommage qu'il n'y ai pas la suite du tome 2 en français je vais devoir traduire les autres pour avoir les suites lol ^^