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Wednesday, September 10, 2014

Tome II en Français - Chapitre V - Christian Grey et Anastasia Steele

ELLE A PRIS MON CŒUR, ELLE A PRIS MON AME

Traduit par: Cécile Neveur

Edité par: Cécile Neveur 


Une fois tous deux descendus de notre extase, Anastasia ouvre les yeux et me fixe avec une expression insondable. 

Heaven by Louis Armstrong and Ella Fitzgerald

Mon expression en retour est douce et tendre. Je lui caresse le nez, en étant sûr de retenir mon poids avec mes coudes pendant que je tiens ses mains de chaque côté de sa tête. De cette manière, je contrôle la situation et même si je désire plus que tout qu’elle me touche, je ne peux toujours pas supporter l’idée qu’elle le fasse. Je lui donne un doux baiser sur les lèvres et doucement me retire d’elle.
C’est l’endroit où je veux tout le temps être, et la partie qui m’a manqué de toute la semaine. L’amour, la connexion, le désir, l’unité et l’unicité de chacun d’eux.
« Ca m’a manqué » dis-je dans un murmure.
« Moi aussi » confesse-t-elle en retour. Je ne peux imaginer quelqu’un d’autre avec elle, la tenant, lui donnant ce que je veux lui donner, la baisant, l’embrassant…. Rien que d’y penser ça me rend fou. J’attrape son menton et l’embrasse de manière profonde ; un baiser passionné et suppliant, lui demandant d’être mienne et seulement mienne. Lui demandant de ne pas me quitter de nouveau. Elle me rend la pareille et reste sans souffle après notre baiser.
«  Ne me quittes plus jamais », je l’implore, la suppliant avec mes yeux et mon visage teinté de sérieux.
« D’accord » murmure-t-elle tout en me souriant. Je regarde son visage et voyant qu’elle est sérieuse, je souri en retour avec soulagement, gaité et une joie juvénile.
 « Merci pour l’iPad » dit-elle.
« Vraiment, de rien, Anastasia »
« Quelle est ta chanson préférée dedans ? » me demande-t-elle.
«  Hmmm, ça serait me devoiler » dis-je en souriant. Je pense que quelqu’unes d’entre elles sont mes préférées parce qu’elles représentent des souvenirs d’Anastasia et moi. Ca serait dur d’en choisir une en particulier. Mais « Possession » et « Every breath you take » seraient en haut de la liste. 

(Possession by Sarah McLachlan)

« Vas me faire à manger, femme. Je suis affamé » dis-je, me levant soudainement et emportant Anastasia avec moi.
« Femme ? » demande-t-elle niaisement.
« Femme. Nourriture, maintenant, s’il te plaît » dis-je comme un homme du Moyen-âge.
« Demandé si gentiment, monsieur, je m’y mets tout de suite. »
Elle se rue hors du lit et sur le chemin, son oreiller tombe révélant le ballon hélicoptère Charlie Tango dégonflé. Je l’attrape et le tiens dans mes mains en fixant Anastasia, perplexe sur cette découverte. C’est le ballon que j’ai envoyé avec le Bollinger lorsque, elle et sa colocataire Kate, ont emménagé ici. Elle a gardé ce ballon tout ce temps ?
«  C’est mon ballon » dit-elle avec un ton rappelant avec force qu’elle en était la propriétaire. Elle attrape son peignoir et l’enroule autour d’elle.
« Dans ton lit ? » Je demande dans un murmure.
« Oui »,  répondit elle en rougissant. «  Ca m’a tenu compagnie ».
« Chanceux ce Charlie Tango », dis-je surpris.
« Mon ballon », dit-elle. Elle tourna les talons pour se diriger vers la cuisine.
Cette simple déclaration me fait réaliser qu’elle m’aime vraiment et que je lui ai manqué tout ce temps. Ca n’était pas que moi ! Mes sentiments sont réciproques et Anastasia Steele m’aime tellement qu’elle a gardé sous son oreiller un simple ballon qui représente cependant quelque chose entre nous. Elle l’a gardé prêt d’elle, prêt de son corps, prêt de son âme ! Elle m’aime ! Cette prise de conscience m’égaie et un large sourire illumine mon visage.
********

Quand le repas est finalement prêt, Anastasia et moi nous asseyons sur le tapis Persan sur le sol et mangeons du poulet sauté et des nouilles dans ses bols blancs chinois avec des baguettes et du Pinot Grigio. Je m’adosse au canapé et étendant mes jambes face à moi. Je porte un jean et un t shirt. Mon iPod est allumé et le Buena Vista Social Club chante «  Besame mucho » Vraiment approprié… ‘Embrasse-moi beaucoup’ Je la regarde avec amour tandis que je lui mime les paroles avec ma bouche.

Bésame Mucho - Buena Vista Social Club


Bésame, bésame mucho
Como si fuera esta noche
La última vez
Bésame, bésame mucho
Que tengo miedo a tenerte
Y perderte otra vez
Bésame, bésame mucho
Como si fuera esta noche
La última vez
Bésame, bésame mucho
Que tengo miedo a tenerte
Y perderte otra vez
Quiero tenerte muy cerca
Mirarme en tus ojos
Verte junto a mi
Piensa que tal vez mañana
Yo ya estaré lejos
Muy lejos de ti
Bésame, bésame mucho
Como si fuera esta noche
La última vez
Bésame, bésame mucho
Que tengo miedo a tenerte
Y perderte otra vez
Quiero tenerte muy cerca
Mirarme en tus ojos
Verte junto a mi
Piensa que tal vez mañana
Yo ya estaré lejos
Muy lejos de ti
Bésame, bésame mucho
Como si fuera esta noche
La última vez
Bésame, bésame mucho
Que tengo miedo a tenerte
Y perderte otra vez
Kiss me, kiss me a lot
As if tonight were
The last time
Kiss me, kiss me a lot
For I am afraid of having you
And losing you all over again.
Kiss me, kiss me a lot
As if tonight were
The last time
Kiss me, kiss me a lot
For I am afraid of having you
And losing you all over again.
I want to have you close to me
To see myself in your eyes
To see you next to me
Think that perhaps tomorrow
I will be far
So far away from you
Kiss me, kiss me a lot
As if tonight were
The last time
Kiss me, kiss me a lot
For I am afraid of having you
And losing you all over again.
I want to have you close to me
To see myself in your eyes
To see you next to me
Think that perhaps tomorrow
I will be far
So far away from you
Kiss me, kiss me a lot
As if tonight were
The last time
Kiss me, kiss me a lot
For I am afraid of having you
And losing you all over again.

« C’est bon » lançais-je élogieusement à propos du repas, étant donné que c’est Anastasia qui l’a fait pour nous… pour moi. Elle sourit alors qu’elle s’assoie jambe croisée à côté de moi,  mangeant enfin de bon cœur et je remarque qu’elle admire mes pieds nus.
« En général, je fais la cuisine. Kate n’est pas une bonne cuisinière » commente-elle.
« Est-ce ta mère qui t’as appris à faire » je lui demande.
« Pas vraiment », pouffe-t-elle. « Au moment où je me suis décidée à apprendre, ma mère vivait avec son mari numéro 3 à Mansfield au Texas. Et Ray, eh bien, il aurait vécu de toasts et de plats à emporter, si je n’avais pas été là » dit-elle. Ce commentaire me surprend. J’aurai pensé qu’elle était restée avec sa mère. Je la fixe et demande « Tu n’es pas restée avec ta mère au Texas ? »
« Non, Steve, son mari et moi, ne nous entendions pas vraiment bien. Et Ray me manquait. Son mariage avec Steve n’a pas duré longtemps. Elle est revenue à la raison, je pense. Elle ne parle jamais de lui » ajoute-t-elle calmement. Je me demande ce qui n’allait pas, qu’est ce que son beau-père a pu lui faire pour qu’elle ne l’aime pas à ce point.
« Donc tu es revenue à Washington pour vivre avec ton beau-père »
« Oui » confirme-t-elle « Il semble que tu te sois occupée de lui » dis-je doucement. C’est une fille attentionnée et aidante.
« Je suppose » dit-elle en haussant les épaules.
« Tu as l’habitude de t’occuper des autres » conclu ai-je. Elle lève les yeux vers moi et remarque la pensée cachée dans ma voix.
« Qu’est-ce qu’il y a ? » demande-t-elle surprise par mon expression méfiante.
Je la fixe. Elle a pris soin des autres toute sa jeune vie. Elle n’a jamais appris ce que voulais dire être prise en charge. Je réalise que c’est pour ça qu’elle appréhende que j’essaie de prendre soin d’elle. Ce n’est pas quelque chose dont elle à l’habitude.
« Je veux prendre soin de toi, » dis-je avec tout mon amour et ma passion même si j’essaie de le cacher.
Sa respiration augmente, ses lèvres s’entrouvent alors qu’elle me fixe. « J’ai remarqué », murmure-t-elle. « Tu le fais simplement d’une façon bizarre », ajoute-t-elle avec un petit sourire sur son visage.
Je plisse du front. « C’est le seul moyen que je connaisse » dis-je calmement. Et ça ne changera pas. Nous avons tous les deux notre avis. Elle n’a pas l’habitude qu’on prenne soin d’elle, mais encore une fois, ça ne signifie pas que je ne dois pas prendre soin d’elle peu importe qu’elle trouve ma façon de faire étrange. Mon but final est de la protéger, de bien prendre soin d’elle et de l’aimer
« Je suis toujours furieuse après toi d’avoir acheté SIP » commente-t-elle.
Je souris. « Je sais, mais toi, même furieuse, bébé, ne pourrais pas m’arrêter ». Je trouverai un moyen de m’en accomoder. Si tu me connais assez bien, tu sais que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour te garder saine et sauve.
« Qu’est ce que je vais dire à mes collègues, à Jack ? »
J’ai le sang qui bout rien qu’à entendre son nom sachant ce que je sais sur lui. Je plisse mes yeux sur elle. « Cet enculé ferait mieux de faire attention, » dis-je en serrant les dents.
« Christian » me réprimande-t-elle. «C’est mon patron ».
Pas si je le voulais. Mais je ne dis rien. Je pince fort mes lèvres.
«Ne leur dis pas », dis-je.
«Ne leur dis pas quoi ? » demande-t-elle.
« Que j’ai acheté la société. L’accord a été signé hier. La nouvelle est sous embargo pendant quatre semaines pendant que la direction de SIP procède à quelques changements. »
« Oh… Vais-je perdre mon emploi ? » Demande-t-elle alarmée. Pas tant que je possèderai la compagnie.
« J’en doute sincèrement » dis-je ironiquement, essayant ne pas sourire. La compagnie est mienne pour faire ce que je veux. Personne n’aurai l’audace de virer ma petite amie si il ou elle veut garder son emploi ! Elle fronce les sourcils.
« Si je quitte cet emploi et en trouve un autre, achèterais-tu cette compagnie, aussi ? » demande-elle. Quoi ? A-t-elle l’intention de partir parce que j’ai acheté SIP ? 
Brutalement mon expression changea : « Tu ne penses pas à quitter ton travail, n’est pas ? » demandais je d’un air méfiant.
«  Probablement. Je ne suis pas sûre que tu me donnes vraiment le choix. »
Très bien. Tu veux la jouer comme ça.
« Oui, j’acheterai cette compagnie aussi » dis-je catégoriquement. Qu’est ce qui est si dur à comprendre pour elle ? Je serai sans mesure pour la garder saine et sauve. C’est ma copine ! Ma femme. Tout autour de moi, corps et âme, est à elle… Elle fronce les sourcils.
« Ne penses-tu pas être un peu trop surprotecteur »
« Oui. Je suis completement conscient de ce à quoi ça ressemble » dis-je.
« Appeler le doc Flynn, » murmure-t-elle pour elle-même.
Tu ne veux pas jouer à ça avec moi, Anastasia. Tu perdras. Je pose mon bol vide parterre et la fixe impassible. Elle soupire, laissant tomber. Elle se lève et attrape mon bol.
« Aimerais-tu du dessert ? » demande-t-elle.
« Voilà du sérieux! » Dis-je, lui adressant un sourire lascif.
« Pas moi, » me réprimande-t-elle. « Nous avons de la glace. A la vanille, » dit-elle en ricanant car ayant réalisé le double sens de sa proposition.
« Vraiment ? » dis-je alors que mon sourire s’agrandit. «Je pense que nous pouvons faire quelque chose avec ça, » dis-je en me levant.
« Puis-je rester ? » je lui demande.
« Qu’est ce que tu veux dire ? »
« Cette nuit. »
« Je pensais que c’était le cas, » dit-elle en rangeant. Cette pensée me rend heureux.
« Super. Où est la glace ? »
« Dans le micro-onde, » dit-elle en souriant délicieusement. Sarcastique, Melle Steele ? Je penche ma tête de côté et soupire en secouant ma tête. « Le sarcasme est une bassesse de l’esprit, Melle Steele, » dis-je les yeux brillants.
« Je pourrais te mettre une fessée, » dis-je de manière machiavélique. Elle met les bols dans l’évier et se tourne vers moi.
« Est-ce que tu as ces boules argentées ? » Mes yeux se plissent. Je tapote mon torse, mon ventre et mes poches de jeans. «  C’est drôle, je n’ai pas un jeu de rechange sur moi. Pas besoin d’elles au bureau, » je réponds.
« Je suis heureuse de l’entendre, Mr Grey, et je pensais que tu avais dit que le sarcasme était une bassesse de l’esprit » réplique-t-elle.
« Eh bien, Anastasia, ma nouvelle devise est ‘ce que tu ne peux vaincre, embrasse-le ‘. »
Elle reste bouche bée devant ma réponse et sourit à ma réaction. Je me retourne et ouvre le congélateur et sort le pot de glace à la vanille Ben & Jerry’s.
« Ca ira très bien », dis-je regardant ma superbe petite amie avec un regard noir. « Ben & Jerry’s & Anastasia », ajoutais je, énonçant chaque mot et chaque syllabe avec lenteur, afin de lui donner le ton sur mes intentions.
L’expression lascive sur mon visage rend Anastasia bouche béé. J’ouvre son tiroir à couverts et attrape une cuillère. Quand je la regarde de nouveau, mes yeux sont mi-clos, lourds de désir pour Anastasia ; et ma langue carresse mes dents du haut. Anastasia semble vicieuse, excitée et désireuse. 

(I’ll Make Love to You by Boyz 2 Men)

« J’espère que tu as chaud » je murmure. « Je vais te refraîchir avec ça. Viens, » dis-je en lui tendant la main dans laquelle elle place la sienne.
Quand nous arrivons dans la chambre, je pose le pot de glace sur la table de chevet, enlève la couette et empile les oreillers sur le sol.
« Tu as des draps de rechange, n’est ce pas ? » dis-je sachant que ceux-là vont être collants quand j’en aurai fini avec elle. Elle hoche la tête avec fascination. J’attrape Charlie Tango.
« Ne joue pas avec mon ballon, » me prévient-elle. Sa réaction me fait sourire.
« Je n’oserai pas bébé, mais je veux jouer avec toi et ses draps, » dis-je alors qu’elle convulse à cette déclaration.
« Je veux t’attacher »
« D’accord » murmure-t-elle
« Juste tes mains. Attachées au lit. Je te veux immobile. »
« D’accord », murmure-t-elle de nouveau, incapable de dire autre chose. Mon corps est entièrement fixé sur Anastasia et je n’ai rien d’autre que du désir pour elle. Je la rejoins sans la quitter des yeux.
 «  Nous utiliserons ceci, » dis-je montrant  la ceinture de sa robe de chambre et avec une lenteur délicieuse et provocante, je défais le nœud et la libère gentiment. Alors que ça robe s’ouvre, Anastasia reste gélée sous mon regard étouffant. Sans la quitter des yeux, j’enlève sa robe de ses épaules. Je fais tomber cette dernière à ses pieds et elle reste devant moi superbement nue. Mon souffle accroche sa beauté. Ma main se tend et je caresse son visage avec le dos de mes doigts, geste auquel elle répond en fermant les yeux perdue dans le désir. Je me penche et embrasse ses lèvres brièvement.
« Allonge-toi sur le lit, » je murmure alors que mes yeux noircissent d’un désir brûlant pour elle.
Elle fait exactement ce que je lui demande ; s’allonge sur le dos dans une obscurité relative. La seule lumière dans cette chambre est celle de la table de chevet brillant faiblement. Je reste à côté du lit fixant la beauté de ma petite amie incapable de casser cette connexion.
« Je pourrai te regarder tout la journée Anastasia, » dis-je sincèrement alors que je grimpe sur le lit et me place à califourchon sur ma femme.
« Mains au-dessus de ta tête » j’ordonne.
Elle s’excute immédiatement et j’attache la ceinture de sa robe autour de son poignet gauche et la passe dans les barres métalliques de sa tête de lit. Puis je l’attache à son bras droit d’une manière ferme.
Quand elle est complètement attachée, elle me fixe et je me relaxe totalement sachant qu’elle ne pourra pas me toucher. De cette manière, j’ai le contrôle. Elle me regarde avec une émotion inconnue, en quelque sorte, elle comprend. Elle sourit.
Finalement, je m’enlève d’elle et me baisse pour lui donner un rapide baiser sur les lèvres. Puis, je me lève et passe mon t-shirt pas dessus ma tête et je défais mon jean et les jette tous les deux au sol.

Je suis également nu devant elle et elle évalue ce qu’elle a devant elle, aimant ce qu’elle voit. Je me place au bout du lit et attrappe ses chevilles et brusquement la tire vers le bas pour que ses bras soient tendus et qu’elle ne puisse plus bouger, complètement à ma merci.

« C’est mieux, » je murmure.

Finalement, je prends le pot de glace à la vanille de Ben& Jerry’s, doucement je remonte sur le haut du lit et chevauche ma femme une fois de plus qui est nue sous moi exactement comme moi. Il n’y a rien entre nous. Très doucement, je soulève le couvercle de la glace et plonge la cuillère dedans.

« Hmm… c’est encore assez dur, » dis-je roulant mes yeux. Je prends une cuillèrée entière de vanille et la met dans ma bouche. « Délicieux, » je murmure, lèchant mes lèvres. « Incroyable ce que la bonne vieille glace vanille peut avoir comme goût, » dis-je la fixant avec un sourire narquois. « Tu en veux ? »

Elle hoche la tête timidement. Je reprends une autre cuillèrée et lui offre, elle ouvre la bouche mais rapidement je plonge la cuillère dans ma bouche, afin de la taquiner.

« C’est trop bon pour être partagé », lui souris-je méchamment.

« Hé », proteste-t-elle.

« Pourquoi, Melle Steele, aimez-vous la vanille ? » je lui demande avec un double sens.

« Oui », dit-elle avec force essayant de me contrer. Je ris à sa réaction de fierté. « On essaye de se redonner du courage, n’est ce pas ? Je ne ferais pas ça si j’étais toi, » dis-je.

« Glace », supplie-t-elle.

« Bien, comme vous m’avez fait tellement plaisir aujourd’hui, Melle Steele, » dis-je. Je lui cède finalement et lui offre une autre cuillère et la nourris une fois de plus.

« Hmm, bien, c’est un bon moyen de m’assurer que tu manges, » dis-je, ajoutant « nourrie de force. Je pourrais m’habituer. »

Je prends une autre cuillèrée et lui offre, mais cette fois-ci elle garde les lèvres fermées secoue la tête. Je laisse la glace fondre dans la cuillère et cette dernière tombe lentement sur sa gorge  et sa poitrine. Je plonge ma tête et très lentement lèche la glace. Elle s’illumine de désir.

« Mmm. Ca a même meilleur goût sur vous, Melle Steele, ».

Anastasia tire sur ses liens et son petit lit craque sous notre poids. Ses yeux sont plein de désir brûlant. Je prends une autre cuillère et je la laisse de nouveau fondre en faisant goutter la glace sur sa poitrine. Avec le dos de la cuillère j’étale les gouttes sur ses seins et ses tétons. Ses tétons se dressent et se durcissent sous le froid de la glace.

« Froid ? » je demande en me penchant pour lécher la glace autour de ses tétons et ses seins. Elle est refroidie avec la glace et se réchauffe avec mes lèvres lui donnant une sensation extraordinaire. C’est une sensation à la fois empreinte de torture et de sensualité.

Je continue doucement mon exploration et ma délicieuse sévice avec mes lèvres, lèchant durement, m’enfouissant, doucement alors qu’un ruisseau de glace fondue coule le long de son corps sur son lit. Je continue de lécher et sucer tandis qu’elle se tord sous moi, haletante.

« Tu en veux ? » dis-je et avant qu’elle ne puisse reépondre, je plonge ma langue dans sa bouche, trouvant la sienne et commence un delicieux assault, la faisant gémir de désir.

Au moment où elle souhaite davantage, je m’assoie et pose une autre cuillèrée de glace au centre de son corps, autour de son ventre et dans son nombril où je place un gros morceau de glace.

« Maintenant, tu as déjà fais ça, » dis-je alors que mes yeux brûlent pour elle. « Tu vas devoir rester immobile ou il y aura de la glace partout sur ton lit. » Sa respiration augmente avec l’excitation et l’attente et je me penche pour embrasser chacun de ses seins et sucer ses deux tétons vigoureusement puis je suis la ligne tracée par la glace, suçant et léchant, telle une torture ô combien délicieuse.

Elle fait de son mieux pour ne pas bouger, mais, mon toucher et mon exploration avec ma langue combiné avec le froid de la glace l’a fait bouger et elle commence à vasciller, charmée. Je descends et commence  à manger la glace de son ventre et fais tournoyer ma langue autour de son  nombril, la rendant folle. Elle gémit fortement mais je continue mon supplice. Je mets de la glace sur les poils de son pubis et sur clitoris. Elle pousse un cri fort empreint de passion et de désir.

« Oh … mon Dieu ! S’il te plaît Christian. »

« Je sais, bébé, je sais » je souffle tandis j’active ma langue sur son sexe. Je ne m’arrête pas et continue mon supplice, usant de magie, et elle monte de plus haut en plus haut. Puis je glisse un doigt à l’intérieur et puis un autre et entame des va et vient lentement.

« Juste ici, » je murmure et je donne des coups en rythme alors que je continue sans relâche de lécher et de sucer faisant finalement exploser Anastasia dans un orgasme époustouflant la faisant gémir et se tordre. A ce moment là, j’arrête mon exploration. Je survole Anastasia et déchire l’emballage du préservatif, pincant le bout, je le roule sur toute la longueur, et puis je m’insère à l’intérieur de ma femme d’un seul coup fort.

« Oh oui ! » Je gémis alors que je la pénètre encore. Le reste de glace colle entre nous et ça crée une sensation distrayante. Après quelques coups, je sors d’Anastasia et la retourne.

« Dans ce sens, » je murmure et je me glisse à l’intérieur d’elle rapidement, mais cette fois, je ne commence pas mon rythme habituel tout de suite. Je me penche et la libère des ses liens et redresse Anastasia de manière à ce qu’elle paraîsse assise sur moi. Mes mains se déplacent vers ses seins et je les capture dans mes paumes. Je commence par titiller ses tétons. Elle gémit avec plaisir et jette sa tête en arrière sur mon épaule. Je fourre mon nez dans son cou, la mordant, je fléchi mes hanches et avec une lenteur douloureuse, j’entre en elle encore jusqu’au bout.

« Sais-tu à quel point tu comptes pour moi ? » je souffle à son oreille.

« Non, » dit-elle dans un halètement.

Je lui souris et enroule mes doigts autour de sa mâchoire et de sa gorge, la serrant fort contre moi pendant un moment.  Elle sait ce qu’elle représente pour moi ! Je lui ai montré encore et encore ! Je traverserai l’enfer pour elle, je remuerai ciel et terre pour elle. Je mourrai pour elle.

« Si tu le sais, je ne te laisserai plus me quitter» dis-je avec ferveur.

Elle gémit sachant ce que je veux dire et j’augmente ma vitesse de va et vient, la réclamant encore une fois. Ce n’est pas juste de la baise. Ce n’est pas juste la réclamer. C’est ma déclaration d’amour pour elle, qu’elle est mienne et que je suis sien. C’est comme si nous avions toujours appartenu l’un à l’autre, et avec cette découverte je sais que ce sera toujours le cas. Je l’aime plus que les mots peuvent le dire.

« Tu es à moi, Anastasia ! » 

(Your Love is King by Sade)


« Oui, à toi », dit-elle pantelante.
« Je prends soin de ce qui est à moi, » je siffle à travers mes dents et je lui mords l’oreille de manière possessive.

Elle pousse un cri.

« C’est ça, bébé, je veux t’entendre » dis-je.

Je passe mon bras autour de sa taille tandis que l’autre attrape sa hanche, je m’enfonce plus fort en elle, comme s’il n’y avait pas de lendemain, la faisant crier. Ma respiration s’accélère, saccadée comme la sienne.

A ce moment, nous sommes tous les deux plein de sensations, intoxiqués par la présence l’un de l’autre, faisant l’amour ; c’est complètement magique. Elle est complètement à moi et moi complètement à elle.

« Viens, bébé, » je grogne à travers mes dents et à ce signal,  nous jouissons ensemble.

Nous sommes tous les deux blottis l’un contre l’autre sur ses draps collants. Mon front est contre son dos et comme d’habitude, mon nez est dans ses cheveux, inhalant profondément son odeur.

« Ce que j’éprouve pour toi m’effraie, » mumure-t-elle restant complétement immobile.

C’est exactement ce que je ressens pour elle. En sa présence, je perds la raison. Je ne me soucie de rien d’autre, pas même de ma propre vie. Elle est tout ce à quoi je pense, ce dont je me soucie ! Sans elle, la vie est une nuit perpétuelle, sans lumière en vue. Pas d’espoir. Avec elle, je sens que je peux conquérir le monde. Elle est ma plus grande force mais aussi ma plus grande faiblesse.

« Moi aussi, bébé, » dis-je calmement reconnaissant ma propre peur.

« Et si tu me quittes ? » demande-t-elle avec une petite voix horrifiée.

« Je ne vais nulle part. Je ne crois pas pouvoir me rassasier de toi, Anastasia. » Ce n’est pas juste ça. Sa présence me détent, me recentre ; comme si j’avais été une planète perdue, retrouvant finalement son soleil.

Elle se tourne et me fixe. J’ai une expression grave mais sincère. Je souris et j’attrappe une mèche et la met derrière son oreille.

« Je n’avais rien ressenti de pareil lorsque tu m’as quitté, Anastasia. Je remuerai ciel et terre pour éviter de nouveau ce sentiment, » je confesse tristement et me souvenant comment ma vie s’est effondrée sous mes pieds, et comment tout semblait sombre et que la vie était insupportable.
Elle m’embrasse de nouveau. Avec allégresse, elle est dans mes bras et la force de son baiser me fait lui demander «  Viendrai-tu avec moi à la soirée d’été de mon père demain ? C’est une fête annuelle de charité. J’ai promis que j’irai »

Elle sourit mais soudainement semble très timide. 

Baby I Love Your Way by Big Mountain

« Bien sûr, je viendrai », dit-elle, mais son visage cache un non-dit.

« Quoi ? »

« Rien » répond-elle. Je ne l’aurai pas. C’est ma femme ! Si elle a un problème, un souci, je suis plus que capable de le résoudre.

« Dis-moi, » j’insiste. Autrement mon esprit va s’enflammer et je n’aime pas ce que je suis capable d’imaginer.

« Je n’ai rien à me mettre, » répond-elle. Oh bien. Ceci peut être résolu facilement. Mais, me souvenant que je n’ai pas retourné ses vêtements et que je les ai gardés sachant qu’elle déteste que je lui achète ou donne des choses, je me sens mal à l’aise.

« Ne sois pas fâchée, mais j’ai toujours tous les vêtements pour toi dans mon appartement. Je suis sûr qu’il y a une ou deux robes, » dis-je.

Elle pince les lèvres. « Tu as ça chez toi ? » marmonne-t-elle dans un ton sarcastique. Mais elle laisse tomber et se lève.

Elle s’enfuit?

« Où vas-tu ? »

« Prendre une douche » répond-elle doucement.

« Oh…dans ce cas, je peux me joindre à toi ? » Elle sourit.

« Je pensais que tu le ferais. »

Quand nous sortons de la douche, j’aide Anastasia à enlever le drap collant de son lit et à en mettre un propre. Nous glissons sous le nouveau drap, sentant la bonne odeur de linge propre. Anastasia s’étend dos à moi et je passe mon bras autour d’elle. Elle passe son bras derrière elle pour tirer ma tête vers elle. Elle tourne sa tête exposant son cou. Je fourre mon nez dedans et je la vois cherchant mes lèvres. Je lui retourne son baiser mais soudain notre baiser devient plus profond, plus intense et ne s’arrête plus. Nous sommes tous deux à bout de souffle au moment où j’arrive à arrêter. « Mon dieu, Ana ! Qu’est ce que tu me fais ? »

« Je pourrai dire la même chose, » répond-elle.

« Tu as eu une long journée. Dors, bébé, » dis-je. Je chantonne un air doux pour qu’elle s’endorme. Bientôt, nous plongeons tous les deux dans le sommeil. 

Lullaby by Dixie Chix
  
Anastasia se débat dans mes bras, criant.

« Non ! » hurle-t-elle en premier.

« Qui êtes-vous ? Moi ? Je ne suis personne… Vous êtes personne vous aussi… ? » Bredouille-t-elle dans son sommeil.

« Non, mon dieu, non ! » laisse-t-elle échappé dans un cri à glacer le sang.

« Ana ! » je la secoue, mais elle ne se réveille pas et continue de crier comme si elle avait vu le visage du diable.

« Mon dieu ! Ana ! Réveilles-toi, bébé ! » Je l’attrape par les épaules  et la secoue pour la réveiller. Je peux à peine voir son visage dans la faible lumière qui passe à travers le rideau. Elle inspire haletante, regardant autour d’elle avec des yeux mi-clos.

« Bébé, ça va ? Tu faisais un cauchemar. » Lui dis-je.

« Oh, » répond-elle. J’allume la lampe de chevet et une faible lumière se diffuse. Je la fixe, mon visage est grave avec une préocuppation pour elle.

« La fille, » murmure-t-elle.

« Quoi ? Quelle fille ? » Dis-je rassurant.

« Il y avait cette fille dehors devant SIP quand je suis partie hier soir. Elle me ressemblait… mais pas vraiment, » dit-elle. Mon esprit pense immédiatement à Leila.

« Quand était-ce ? » je murmure, complétement consterné. Je m’assoie en la regardant, essayant d’avoir l’histoire complète.

« Quand je suis partie en fin d’après-midi. Sais-tu qui c’est ? demande-t-elle.

« Oui, » dis-je en passant la main dans mes cheveux, exaspéré.

« Qui ? » Anastasia demande.

Ma bouche se tend et je ne dis rien. Je ne veux pas lui donner le nom d’une ex, et la perdre de nouveau. Je ne veux pas qu’Anastasia fuit. Je ne le supporterai pas une nouvelle fois.

« Qui ? » demande-t-elle avec force.

« C’est Leila, » je confesse finalement.

Anastasia déglutit. Elle a entendu ce nom avant. La fille qui a mis une sélection de musique dans mon iPod. C’est ce qu’elle sait de toute façon. Je suis assez tendu. Donc, Leila a essayé d’entrer en contact avec Anastasia. Mes craintes se confirment. Anastasia m’interroge du regard, comme pour savoir ce qu’il se passe.

«  La fille qui a mis ‘Toxic’ dans ton iPod, » demande-t-elle. Et merde ! Elle se souvient. Je jette un coup d’œil à Anastasia, anxieux. 

Toxic by Britney Spears

« Oui, » je réplique. « Est-ce qu’elle a dit quelque chose ? »

« Elle a dit ‘Qu’est ce que vous avez que je n’ai pas ?’ Et quand je lui ai demandé qui elle était, elle a dit, ‘personne’ »

Je ferme les yeux de douleur. Donc, cela confirme mes craintes. Je nuis à d’autre personne. J’ai sûrement nuit à d’autres femmes qui sont passées dans ma vie. J’ai blessé Leila et elle est peut être dans une situation difficile à cause de moi. Je lui ai causé de la peine. Je dois la trouver et lui apporter l’aide dont elle a besoin. C’est le moins que je puisse faire pour elle considérant que c’est ma faute. Anastasia me regarde anxieuse tandis que je sors du lit. Je mets mon jean et me dirige vers le salon. Il est tôt. Le réveil d’Anastasia sur sa table de chevet annonce 5 heures.

Elle roule hors du lit derrière moi. Quand elle me rejoint elle porte mon t-shirt. J’ai déjà appelé Welch. Il répond à la troisième sonnerie.

« Welch ! » Il semble endormi, mais, dès qu’il reconnaît ma voix, cela capte son attention.

« Oui, Mr Grey, » répond-il complètement réveillé.

« Leila  a essayé de prendre contact avec Anastasia devant SIP, » je résume.

« Anastasia ? » demande-t-il, puis il réalise de qui je parle. « Oh, Melle Steele. Vous avez dit devant SIP ? Quand Mr ? »

« Oui, devant SIP, hier… début de soirée, » je réponds rapidement. Alors qu’Anastasia va à la cuisine, je me tourne vers elle et demande, « Quelle heure exactement ? »

« Environ 17h50 ? » marmonne-t-elle avec un ton interrogateur. Mon regard est sur elle sans la quitter une seule seconde. A quoi pense-t-elle ?
« Est-ce que vous savez comment elle a trouvé Melle Steele, où est son lieu de travail, Mr ? »

« C’est votre travail. Trouver comment…. »

«  Elle est très rusée Mr. Pensez-vous que Melle Steele est danger ? »

« Oui… j’aurais dit la même chose, mais je n’aurai pas pensé qu’elle puisse faire ça. » Je ferme les yeux de douleur. Leila peut se faire du mal là dehors, mais j’ai peur qu’elle essaye de s’en prendre à Anastasia aussi. Cette pensée est effrayante et inquiétante.

« Quelle mesure voulez-vous que nous prenions Mr ? Clairement elle n’est pas dans son état normal. Qu’est ce que vous pensez qu’elle pourrait faire ensuite ? »

 «  Je ne sais pas comment ça va finir…. » Dis-je.

«  Mr, vous devriez peut être mettre Melle Steele au courant qu’elle est peut être en danger. C’est important qu’elle soit vigilante, » me prévient Welch.

« Oui, je lui parlerai… »

« C’est assez sérieux Mr. Si elle est capable de trouver le lieu de travail de Melle Steele alors que nous ne pouvons pas la trouver malgré tous les moyens humains mis en place, c’est dire si la situation est extrèmement sérieuse Mr. »

« Oui… je sais… »

«  Nous allons suivre les informations que vous nous avez donné et vérifier les caméras de sécurité de SIP, Mr. »

« Renseignez-vous et tenez moi au courant. Contentez vous de la localiser, Welch… elle a des ennuis. Trouvez-la, » dis-je en raccrochant.

J’entends la bouilloire à thé d’Anastasia siffler.

« Tu veux du thé ? » me demande-t-elle.

« En fait, j’aimerais retourner au lit », dis-je la regardant, indiquant de façon significative pourquoi je veux aller au lit, et ce n’est pas pour dormir. Après la tournure des évènements de ce matin, je veux tout oublier et me perdre dans Anastasia. Elle est ma panacée, la solution à tous mes problèmes.

Mais Anastasia étant Anastasia me répond «  eh bien, j’ai besoin d’un thé. Veux-tu te joindre à moi pour une tasse ? » Oh Dieu ! Elle refuse ma requète sexuelle. Je passe ma main dans mes cheveux de nouveau, exaspéré une nouvelle fois. Finalement je lui dis, « oui, s’il te  plaît, » le son de ma voix est irrité.

Elle sent mes yeux sur elle. Je me sens incertain quant à sa possible réaction sur ce qui se passe maintenant, et ma colère contre Leila, pour être allée harceler Anastasia à son travail, demeure palpable.

« Qu’est ce qu’il y a ? » demande-t-elle doucement.

Je secoue la tête.

« Tu ne vas rien me dire ? » demande-t-elle.

Je soupire et ferme les yeux, « non », je réponds.

« Pourquoi ? »

« Parce ce que tu ne devrais pas être concerné. Je ne veux pas t’impliquer là dedans ».  C’est mon problème et je dois être celui qui le résous.

« Ca ne devrait pas me concerner mais c’est le cas. Elle m’a trouvé et m’a accosté devant mon travail. Comment sait-elle à propos de moi ? Comment sait-elle où je travaille ? Je pense que j’ai le droit de savoir ce qui se passe, » plaide-t-elle.

Je passe encore ma main dans mes cheveux, complètement frustré sachant qu’elle a raison et je suis tiraillé entre dire à Anastasia ce qu’il se passe et jusqu’où ça va ou bien ne rien lui dire du tout. Je ne veux pas qu’elle s’enfuit si elle n’aime ce qu’elle va découvrir.

« S’il te plaît ? » demande-t-elle doucement. Je pince les lèvres, lève les yeux au ciel acquièscant finalement.

«  D’accord », dis-je résigné. « Je ne sais pas comment elle t’a trouvé. Peut être  la photo de nous à Portland, je ne sais pas. » Je soupire complètement frustré contre moi-même pour l’avoir directement mise en danger.



Anastasia attend silencieusement que je dise quelque chose tandis qu’elle verse l’eau chaude dans la théière. Finalement, je retrouve ma voix et lui explique ce qu’il s’est passé pendant j’étais avec elle en Georgie.

« Lorsque j’étais avec toi en Georgie, Leila s’est pointée à mon appartment sans y être invitée et a fait une scène devant Gail. »

« Gail ? » demande-t-elle confuse.

« Mme Jones. »

« Qu’est ce que tu veux dire ‘fait une scène’ ? »

Je la regarde, essayant de voir ce que je peux lui dire, ou si je dois lui dire autre chose.

« Dis-moi. Tu me caches quelque chose, » dit-elle avec un ton énergique. Je cligne des yeux devant sa ténacité, complètement surpris. « Ana, je… » Dis-je et je m’arrête. Je ne veux pas lui dire plus qu’elle a besoin de savoir et l’embarquer dans mes problèmes.

« S’il te plaît ? » supplie-t-elle.

Je la regarde, sachant que je suis battu. « Elle a vaguement tenté de s’ouvrir les veines. »

« Oh non ! »

« Gail l’a emmené à l’hôpital. Mais Leila a signé une décharge avant que j’arrive là-bas. »

Anastasia a un regard paniqué, sa bouche demeure ouverte, ne sachant pas quoi dire.

« Le psy qui l’a vu appelle ça un appel à l’aide. Il n’a pas cru qu’elle pouvait mettre sa vie en danger – elle est à deux doigts de l’idéation suicidaire, comme il dit. Mais je ne suis pas convaincu. J’ai essayé de la trouver depuis afin de lui apporter l’aide dont elle a besoin.»

« A-t-elle dit quelque chose à Mme Jones ? » demande Anastasia.

Je la fixe. Je ne suis pas à l’aise avec le fait qu’Anastasia sache tout. Pour une fois, j’ai trop peur qu’elle fuit. Qu’elle me fuit. Qu’est-ce que je deviendrais ? Dans le même enfer perpétuel dans lequel j’étais la semaine dernière ; et vu que je ne pouvais pas tenir la semaine dernière, comment le pourrais-je plus longtemps ?

« Pas grand-chose, » dis-je finalement.

Anastasia s’occupe en versant le thé dans les tasses. Elle semble appréhender, inquiète mais garde son sang-froid.

« Tu ne peux pas la trouver ? Et sa famille ? » Demande-t-elle.

« Ils ne savent pas où elle est. Ni son mari d’ailleurs, » dis-je.

« Mari ? » dit Anastasia choquée.

« Oui » dis-je distraitement, « elle est mariée depuis environ deux ans. »

Anastasia se tourne vers moi d’un coup sec avec une expression complètement choquée. « Donc elle était avec toi alors qu’elle était mariée ? » Elle me regarde comme pour me dire ‘n’as-tu donc aucun décence ?’ Comment peut-elle penser ça ?

« Non ! Mon Dieu, non. Elle était avec moi il y a environ trois ans. Puis elle est partie et s’est mariée avec ce type un peu après, » je réponds à sa question et celle demeurée silencieuse par la même.
Elle donne un signe de soulagement. « Donc pourquoi attirer ton attention maintenant ? »

Je secoue la tête tristement, sachant que ça a sûrement à voir avec ce que je lui ai fait. « Je ne sais pas. Tout ce que nous avons réussi à savoir c’est qu’elle a quitté son mari il y a quatre mois. »

« Si je comprends bien. Elle a été ta soumise il y a trois ans ? » Demande Anastasia.

« Environ deux ans et demi, » je la corrige.

« Et elle voulais plus. »

« Oui, » je réponds hônnetement.

« Mais tu ne voulais pas ? »

« Tu sais tout ça, »

« Donc j’en conclue qu’elle t’a quitté, » ajoute Anastasia

« Oui. »

« Donc pourquoi revient-elle vers toi maintenant ? » Elle pose enfin la question qui me dérange depuis tout le début. Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Et le plus important : qu’est ce que je lui ai fait ?

« Je ne sais pas, » dis-je mais le son de ma voix trahi le fait que j’ai une petite idée.

« Mais tu crois savoir… » Dit Anastasia interprétant correctement mon intonation.

Mes yeux deviennent pleins de colère envers moi et Leila. «  Je suspecte que cela à voir avec toi. » lui dis-je. Je veux qu’Anastasia soit sauve et le fait qu’elle puisse être en danger à cause de moi, fait remonter tout ma colère à la surface. Anastasia semble surprise. Une émotion non descriptible traverse son visage. Pas de la peur, quelque chose d’autre. Elle me fixe. Je réalise juste qu’Anastasia a rencontré Leila hier et elle a dû avoir des suspicions à propos de qui elle est, sachant combien elle est intelligente. Pourquoi alors ne m’a-t-elle rien dit quand elle m’a vu ?

« Pourquoi n’as-tu rien dit hier ? » Demandai-je doucement

« Je l’avais oubliée, » dit-elle en s’excusant. « Tu sais, le verre après le travail, la fin de la semaine. Toi, te pointant au bar et ton … excès de testostérone avec jack, et après nous étions ici. Cela m’est sorti de la tête. Tu as la fâcheuse habitude de me faire oublier les choses, » explique-t-elle facilement.

« Excès de testosterone ? » dis-je alors que mes lèvres se crispent dans un sourire.

« Oui. Le concours de celui qui pisse le plus loin, » explique-t-elle encore.

« Tu veux que je te montre un excès de testosterone ? » dis-je lascivement.

« Ne voudrais-tu pas plutôt une tasse de thé ? » demande-t-elle. Est-ce même une option ? Maintenant, avec le nouvel ajout de stress, tout ce que je veux c’est prendre ma femme au lit et disperser mes pensées et la baiser jusqu’à la semaine prochaine.

« Non Anastasia, je ne veux pas, » je réplique avec désir. Mes yeux brûlent pour elle, mon regard torride disant je-te-veux-et-putain-je-te-veux-maintenant-alors-fais-avec.

« Oublie-la. Viens, » dis-je en tendant la main vers Anastasia. Nous retournons au lit et je m’assure que nous oublions tous les deux Leila et tous les grièfs qu’elle nous a causé ces derniers jours.

********

Alors que la lumière du matin filtre à travers les rideaux, je me retrouve en train d’entourer Anastasia de mes bras, nos jambes sont entremêlées. Anastasia est déjà réveillée, et dès que j’ouvre les yeux et je les plonge dans les siens, elle me sourit et dit « salut, » avec un sourire coupable de quelque chose. J’ai le sentiment que quelque chose se trame. Qu’a-t-elle fait ?

« Salut, » je réponds prudemment. « Qu’as-tu fait ? »

« Je te regarde, » dit-elle passant la main le long de mon échine. Je capture  sa main, mes yeux se rétrécissent et puis lui souris. A-t-elle essayé de me toucher ? Toi machiavélique, délicieuse et irrésistible jeune fille !

Je monte sur elle en un clin d’œil et l’enfonce dans le matelas,  mes mains sur les siennes en guise d’avertissement. Je frotte mon nez contre le sien.

« Je pense que vous vous apprêtiez à faire quelque chose de pas bien du tout, Melle Steele, » dis-je d’un ton accusateur, mais toujours souriant. Mais vu que je n’ai pas de preuve, nous en resterons là.

« J’aime m’apprêter à faire quelque chose de pas bien quand je suis prêt de toi, » réplique-t-elle, charmante petite diablesse, indéniablement sexy.

« Ah bon ? » dis-je en l’embrassant lègèrement sur les lèvres. « Sexe ou petit-déjeuner ? » je demande, alors que mes yeux sont noirs, mais avec humour. Ma verge s’enfonce sur elle comme si elle avait une conscience à elle seule. Elle avance alors son bassin vers moi, faisant sans mots dires son choix.

« Bien choisi, » je murmure contre la gorge de ma femme, et je commence la descente de baisers sur sa poitrine.

********

Après notre matinée occupée par le sexe, nous prenons une douche ensemble toujours incapable de détacher nos mains l’un de l’autre. Quand nous sortons finalement de la douche, nous nous sèchons l’un l’autre avec les serviettes d’Anastasia. Elle se dirige vers son lit, enroulée dans une serviette, ses cheveux remontés et emprisonnés dans un autre linge. Elle est devant son tiroir, essayant finalement de sécher ses cheveux avec sa serviette. Puis elle essaie de peigner et coiffer ses longs cheveux. Elle met son jean taille basse et un t-shirt et je m’habille derrière elle. Elle fixe mon corps à travers le mirroir appréciant ce qu’elle voit.

« Combien de fois fais-tu du sport ? » demande-t-elle.

« Tous les jours, » je réponds refermant ma braguette.

« Que fais-tu ? »

« Course, muscu, kickboxing, » dis-je en haussant les épaules.

« Kickboxing ? » Demande-t-elle.

« J’ai un entraîneur personnel, un ancien champion olympique qui m’enseigne. Il s’appelle Claude. Il est très doué. Tu l’aimerais bien. » Dis-je.

Elle se tourne pour me fixer tandis que je ferme ma chemise.

« Que veux-tu dire tu l’aimerais bien ? »

« Tu l’aimerais bien en tant qu’entraîneur, » je réponds.

« Pourquoi j’aurai besoin d’un entraîneur personnel ? Je t’ai toi pour me maintenir en forme. » Dit-elle avec un sourire narquois.

Je déambule vers elle, et enroule mes bras autour de  sa taille et nos regards se bloquent l’un sur l’autre dans le miroir. « Mais je te veux en forme bébé, pour ce que j’ai en tête. J’aurai besoin que tu suives. » Dis-je et elle secoue la tête sachant très bien ce que je veux dire. Elle fixe mes yeux avec ses yeux bleus de bébé.

« Tu sais que tu le veux, » je lui en dis en silence. Elle secoue de nouveau la tête. Elle pince ses lèvres comme si quelque chose venait d’assombrir ses pensées. Elle fronce les sourcils.

« Quoi ? » je demande inquiet.

« Rien, » dit-elle secouant la tête. « D’accord, je rencontrerai Claude, » aquièsce-t-elle.
Sa réponse me prend complètement par surprise. « Tu le feras ? » je demande alors que mon visage s’illumine stupéfait et incrédule. Elle me répond par un sourire brillant. Je me sens comme si j’avais gagné un grand prix.

« Oui, oh – si ça te fait plaisir », pouffe-t-elle.

Je serre mes bras autour d’elle et l’embrasse sur la joue. « Tu n’as pas idée, » je murmure. « Bon – que veux-tu faire aujourd’hui ? » je lui demande lui touchant le nez.
« J’aimerai me faire couper les cheveux et euh… je dois déposer mon chèque et m’acheter une voiture, » dit-elle.

« Ah, » je réponds mordant ma lèvre. J’enlève une main autour d’elle et la met dans poche, et je tends les clés de son Audi.

« Elle est ici, » dis-je calmement, incertain de sa réaction.

« Qu’est ce que tu veux dire ‘elle est ici’ ? dit-elle la colère montant.

« Taylor l’a ramené hier, » je réponds. Elle ouvre la bouche et la referme aussitôt. L’ouvre et la ferme de nouveau, impossible de sortir un seul mot. Elle ouvre et ferme la bouche encore une fois, complètement, totalement, muette ce qui n’est pas souvent pour Anastasia. Elle met finalement la main dans la poche arrière de son jean et sort l’enveloppe que je lui ai donnée.

 « Voici, c’est à toi, » dit-elle.

Je la regarde interrogatif, regardant l’enveloppe avec le chèque dedans.

« Ah non. C’est ton argent, » dit-je.

« Non, ça ne l’est pas. J’aimerais t’acheté la voiture, » répond-elle. C’est quoi le problème entre elle et les cadeaux. Pourquoi ne peut-elle pas prendre ce que je lui donne ? Suis-je si rebutant ou bien mes cadeaux ? Mon expression se change en furie.

« Non, Anastasia. Ton argent, ta voiture, » je lui claque au visage. Tu me tues ! Prend-la putain de voiture. 

Killing me Softly by Roberta Flack

« Non, Christian. Mon argent, ta voiture. Je te l’achète, » réplique-t-elle.

« Je t’ai donné cette voiture comme  cadeau de fin d’étude, » je lui siffle.

« Si tu m’avais donné un stylo, ça aurait été un cadeau convenable. Tu m’as acheté une Audi, » siffle-t-elle en retour.
« Veux-tu vraiment te disputer à propos de ça ? » je lui demande. Je donnerai à ma petite amie ce qui me fera un putain de plaisir. Pourquoi doit-elle mettre des limites sur quoi et combien je peux faire pour elle ?

« Non. »

« Bien. Voilà les clés, » dis-je et je pose les clés sur le haut de son tiroir.

« Ce n’est pas ce j’ai voulu dire ! » crie-t-elle.

« Fin de la discussion, Anastasia. Ne me cherche pas, » je lui jette en retour.

Elle fronce les sourcils, puis prend l’enveloppe contenant le chèque et le déchire en deux.
Je la regarde impassible. Bébé, tu joues avec ma patience et tu repousses mes limites ! Mais tu ne gagneras pas cette bataille. Je caresse mon menton d’un air pensif.

« Vous êtes, comme toujours, un challenge, Melle Steele, » dis-je sèchement. Mais, attend de voir ce que je peux faire. Je tourne les talons et vais dans le salon. Je trouve mon Blackberry, et appuye sur un bouton ‘appel rapide’ pour appeler Andréa.

« Bonjour Mr Grey, » répond-elle joyeusement.

« Andréa, j’ai un travail pour vous et j’ai besoin que ce soit fait aussi vite que possible. »

« Oui Mr. Que puis-je faire pour vous ? » 

« Je veux que vous déposiez vingt quatre mille dollars sur le compte chèque d’Anastasia Steele. »

« Oui Mr. Laissez moi confirmer le montant. Avez-vous dit de déposer vingt quatre mille dollars sur le compte chèque de Melle Anastasia Steele ? »

« Oui, vingt quatre mille dollars. Directement. »

« Confirmé Mr. Le plus tôt que le virement puisse être fait sera lundi quand les banques seront ouvertes. » Je note que Anastasia rentre dans la pièce et  me regarde curieusement, écoutant ma conversation.

Je la regarde avec un air impassible.

« Bien…Lundi ? »

« Oui Mr, lundi. »

 « Excellent. »

« Puis-je faire quelque chose d’autre pour vous Mr ? » demande-t-elle.

« Non, ça sera tout, Andréa, » je réponds avant de raccrocher.

« Déposé sur ton compte en banque lundi. Ne joue pas avec moi, » dis-je bouillonnant de colère pour elle.

« Vingt quatre mille dollars ! » me crie-t-elle. « Et comment tu connais mon numéro de compte ? » Je suis surprise de sa réaction fervente.

« Je connais tout de toi, Anastasia, » dis-je doucement.

« Il n’y a pas moyen que ma voiture vale vingt quatre mille dollars, »  siffle-t-elle.

« Je serais d’accord avec toi, mais il faut connaître le marché, que tu achètes ou que tu vendes. Des tarés là dehors voulaient cet engin de la mort et étaient prêts à payer cette somme. Apparemment c’est classique. Demandes à Taylor si tu ne me crois pas, » dis-je assez convaincant.

Elle me fixe et je la fixe en retour. Deux amoureux en colère et têtus qui se regardent. Et tout à coup, la charge, l’électricité entre nous grandit plus fort avec les émotions exacerbées, nous rapprochant. Soudainement, je l’attrape et pousse ma femme contre la porte, bouche contre la sienne, la réclamant avidement alors qu’une de mes mains est derrière ses fesses la pressant contre mon aine et l’autre qui voyage dans ses cheveux les tirant vers le bas. Ses mains passent à leur tour dans mes cheveux, me maintenant contre elle. La passion monte en moi de manière exponentielle, et je la colle contre moi, l’emprisonnant, alors que ma respiration s’accélère avec toutes les émotions exacerbées. Je la veux, oh mon dieu que je veux cette femme maintenant. Je n’en aurai jamais assez d’elle. Tout ce qu’elle dit ou fait me retourne ! Même sa défiance ! Tout ! Je lui appartiens !

« Pourquoi, pourquoi me défies-tu ? » je marmonne entre deux baisers. Elle m’embrasse passionnément en retour, mélangeant ma ferveur à sa passion.



« Parce que je le peux, » dit-elle essouflée. Sa réponse me fait sourire contre son cou. Je presse mon front sur le sien. Putain elle me retourne et me met le feu avec toutes ses paroles, tous ses mouvements, tous ses souffles ! 

I’m on Fire by Bruce Sprinsteen

« Dieu, je veux te prendre maintenant, mais je suis à cours de préservatif. Je ne pourrai jamais en avoir assez de toi. Tu es affolante, une femme exaspérante, » je déclare.

« Et tu me rends dingue, » murmure-t-elle. « Dans tous les sens, » mais il y a de la passion dans son ton et je suspecte, que mon exaspération la rend chaude aussi. Nous nous faisons le même effet l’un sur l’autre. Nous brûlons l’un pour l’autre.

Je secoue la tête. « Viens. Sortons prendre le petit-déjeuner. Et je connais un endroit où tu peux te faire couper les cheveux. »

« D’accord, »  acquièsce-t-elle, et notre dispute est effectivement terminée.

*******

Après notre petit-déjeuner, la serveuse nous apporte l’addition et Anastasia la prend rapidement disant « c’est pour moi ». Je fronce les sourcils. Pourquoi  ne me laisserai-t-elle pas prendre soin d’elle ?

« Tu dois être rapide par ici, Grey, » dit-elle.

« Tu as raison, je dois » dis-je sur un ton acide, la taquinant. Elle me donne chaud, elle rend fou et elle me fait tomber amoureux d’elle une fois de plus à chaque foutue seconde de la journée !

« Ne me regarde pas comme ça. Je suis plus riche de vingt quatre mille dollars depuis ce matin. Je peux acheter… » Dit-elle en regardant le ticket et d’ajouter « vingt deux dollars et soixante sept centimes de petit-déjeuner. »

« Merci, » dis-je à contre-cœur.

« On va où maintenant ? » demande-t-elle.

« Tu veux vraiment te faire couper les cheveux ? »

« Oui, regarde ça, » dit-elle en me montrant la pointe de ses cheveux.

« Tu es ravissante pour moi. Comme toujours, » dis-je sincèremment. Ma réponse la fait rougir et elle fixe ses doigts sur ses jambes. « Et il y a la fête de ton père ce soir, » dit-elle. Oh, ma douce femme ! Elle veut être au top !

« Souviens-toi, c’est habillé, »

« Où est-ce ? » demande-t-elle.

« Chez mes parents. Ils ont un chapiteau. Tu sais, la charité. »

« Quelle charité ? »

Cette soirée, en fait, est en mon honneur. Mes parents l’ont créée pour moi. Je frotte mes mains contre mes cuisses, mal à l’aise.

« C’est un programme de réadaptation pour parents avec jeunes enfants appelé ‘Faire Face Ensemble’.»

« Ca me paraît être une bonne cause, » répond-elle doucement.

« Viens, allons-y, » je me lève, mettant fin à la conversation. Je lui tends la main et dès que ses doigts touchent les miens, je les serre fermement. Je la guide en dehors du restaurant et nous marchons dans la rue. Le temps est parfait. C’est un doux matin. Le soleil brille vivement, l’air sent le café du matin et le pain fraîchement cuit de la patisserie tout près.

« Où allons-nous ? demande-t-elle.

« Surprise, » je réponds.

Nous marchons encore deux pâtés de rue et les magasins semblent tout à coup plus haut de gamme, plus selects. Je m’arrête devant un salon de beauté appelé ‘Esclava’. J’ouvre la porte pour elle. Je possède en réalité cet endroit ; en fait je le possède avec Elena. Anastasia entre dans le batiment et observe l’intérieur tout en cuir blanc. A la réception d’un blanc pur est assise une jeune femme blonde dans un uniforme blanc. Elle lève les yeux sur Anastasia et moi entrant dans l’immeuble. Son visage s’illumine dès qu’elle me reconnaît.

« Bonjour, Mr Grey, » dit-elle.

« Bonjour Greta, »

« Comme d’habitude, Mr ? » demande-t-elle poliment
.
« Non, » dis-je rapidement en regardant Anastasia espérant qu’elle n’a pas compris le sens caché.

« Melle Steele vous dira ce qu’elle souhaite, » dis-je, faisant en sorte de changer de sujet. Anastasia me fixe. Elle est trop intelligente pour ne pas avoir compris. Merde !

« Pourquoi ici ? » me siffle-t-elle.

« Je possède cet endroit et trois autres comme ça, » dis-je espérant distraire son attention.

« Ca t’appartient ? » elle relève avec surprise.

« Oui. C’est un passe-temps. En tout cas – peu importe ce que tu veux, tu pourras l’avoir ici, offert par la maison. Toutes sortes de massages ; suédois, shiatsu, pierres chaudes, réflexologie, bains aux algues de mer, facials, toutes ces choses que les femmes aiment – tout. C’est ici, » dis-je balayant la salle de ma main, espèrant qu’elle soit assez distraite.

 « L’épilation à la cire ? » demande-t-elle.

Je ris devant sa question. « Oui, l’épilation à la cire aussi. Intégrale, » je mumure à son oreille sur un ton conspirateur, et pendant un instant elle semble gênée. Anastasia rougit et jette un regard à Greta qui la fixe à son tour attendant une réponse.

« J’aimerai me faire couper les cheveux, »  dit-elle finalement.

« Certainement, Melle Steele, » répond Greta.

Cette dernière vérifie l’écran de son ordinateur et dit « Franco est libre dans cinq minutes. »

« Franco est parfait, » dis-je à Anastasia pour la rassurer. Il est excellent en fait. Anastasia me jette un coup d’œil. Soudain, je blanchis alors que mes yeux croisent ceux d’Elena ! Elle n’est pas sensée être là aujourd’hui ! Elle est supposée travailler dans l’autre salon !

Elena a une coupe de cheveux d’un blond platine immaculé et est habillé d’un magnifique tailleur noir.

« Excuse-moi, » je murmure alors que je me rue pour parler avec Elena.

Alors que je l’atteinds, elle remarque ma présence et me souris chaudement.

« Salut Christian ! Quelle belle surprise ! » Dit-elle après m’avoir rejoins et embrassé sur les joues. La dernière fois que j’ai parlé à Elena c’est quand je lui ai crié dessus au téléphone le jour où Anastasia m’a quitté.

Et de tous les endroits possibles, elle est ici…

« Bonjour Elena, » dis-je avec anxiété et de la peine à refouler ma colère sachant qu’Anastasia la déteste. Elena remarque la présence d’Anastasia et son regard inquiet.

« Tu as une nouvelle soumise ? » demande-t-elle.

« Je n’ai pas de nouvelle soumise. C’est ma petite amie, Anastasia, » dis-je. Elena jette un nouveau regard vers Anastasia, lui souriant poliment.

« Je suppose que vous vous êtes réconciliés. Je suis tellement contente pour toi Christian. J’aimerais la rencontrer ! » Dit-elle avançant.

« Elena ! Arrête ! Je ne veux pas que tu la rencontres. Elle ne t’apprécie pas beaucoup. En fait, pourrais-tu disparaitre le temps qu’elle se fasse couper les cheveux ? Je ne veux pas de scène et elle ne doit pas savoir que tu es… eh bien…, toi ! »

« Mais, pourquoi Christian ? Si elle me connaissait, elle m’apprécierait sûrement ! » Je suis furieux et ce sentiment devient de plus en plus fort.

« Pas maintenant Elena ! Je ne veux pas de ce problème aujourd’hui. Laisse tomber ! Disparait, ok ? »

« Bien sûr, Christian, » dit-elle tenant ses mains en compromis, me souriant. « Ton amitié est très importante pour moi. Si ça te fait plaisir, d’accord je respecterai ton souhait, » dit-elle. Sa réponse me rend joyeux et je lui souris. Puis je jette un coup d’œil à Anastasia qui a un regard horrifié sur le visage. Elle sait que je parle à Mme Robinson ! Merde ! Je suis vraiment dans la merde ! Elle est en colère, et elle est blessée ! Putain, je l’ai de nouveau fait ! 

Heartbreaker by Taio Cruz




9 comments:

Anonymous said...

Merci beaucoup pour la suite de la traduction.

Toujours aussi fantastique !

Anonymous said...

Merci beaucoup!

Anonymous said...

Merci :-)

Anonymous said...

Merci, merci.

très bon!

Marion said...

Merci pour cette traduction!vraiment! J'aime cette version vue par Christian ça met du baume au cœur ;)
Bonne continuation!

PILINE said...

merci beaucoup à la nouvelle traductrice!!! j'adore ses petits moments passé dans la tête de Christian !!! Donc un grand MERCI !!! à très vite pour la suite hihi :)

Sossoffy said...

Merci beaucoup, beaucoup à Cecile de prendre la relève d'Elisabeth qui nous aura toutes comblées jusqu'au chap 4 livre 2. Bon courage à Cécile pour ses traductions que nous attendons avec impatience.

marianne said...

un grand merci!!!!! enfin la suite!merci merci!!!!

Eric Chauvel said...

Merci pour tous vos message.
Ca fait plaisir de savoir qu'on a pas fait tout ça pour rien.

J'espère que ça vous plaira autant qu'à moi.

Chapitre 6 arrive aujourd'hui ou demain.

Bonne lecture à toutes!

Cécile
(vous pouvez me suivre sur @cecilericnoa)